Près de 4 millions d'Irakiens déplacés par l'EI rentrés chez eux (OIM)

Des enfants irakiens se tiennent près d'un grillage où est étendu leur linge dans un camp de déplacés près d'al-Khalidiya, dans la province d'Al-Anbar (ouest), le 24 avril 2018 - © AHMAD AL-RUBAYE / AFP/Archives


Près de quatre millions de personnes déplacées par la guerre avec le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Irak sont revenues dans leur foyer, indique mardi dans un communiqué l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Quelque six millions de personnes, soit environ 15% de la population, ont dû fuir leur foyer et se réfugier dans d'autres régions depuis l'offensive en 2014 de l'EI qui s'est emparé d'un tiers de l'Irak.

Début septembre, l'OIM recensait encore 1.931.868 déplacés, soit le chiffre le plus bas depuis novembre 2014.

Bagdad a proclamé fin 2017 la victoire sur l'EI, chassé de tous les centres urbains d'Irak.

La plupart des déplacés rentrés chez eux sont originaires de la province de Ninive (nord), dont le chef-lieu est Mossoul, la deuxième ville du pays, théâtre pendant neuf mois d'une des plus dures guérillas urbaines des temps modernes.

Derrière vient la province sunnite d'al-Anbar (ouest), où s'est jouée la toute dernière bataille pour reprendre les localités que contrôlaient encore les jihadistes.

La violence a de fait sensiblement baissé dans ces zones, où les jihadistes étaient présents bien avant l'EI, comme dans l'ensemble du pays.

L'EI, défait, conserve toutefois toujours des cellules clandestines à travers l'Irak qui mènent régulièrement des attaques.

Les déplacés rentrés chez eux, comme l'ensemble des Irakiens, pâtissent toutefois d'infrastructures vétustes ou inexistantes, comme les services publics.

Les pénuries chroniques d'électricité et d'eau rendent difficile le quotidien des foyers, notamment ceux vivant de l'agriculture, particulièrement pendant l'été dans l'un des pays les plus chauds du monde.


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