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La Joconde: le Louvre s'oppose à un prêt, trop cher

Alors de Françoise Nyssen rêvait de pouvoir faire voyager la Joconde à travers la France, la direction du Louvre a établi la facture qui se chiffre à plus de 30 millions d'euros. - ©Capture d'écran YouTube

La ministre de la Culture Françoise Nyssen avait émis le souhait fin mars de faire voyager les grandes œuvres d'art, comme la Joconde, dans d'autres musées de France. Le Louvre, où repose Mona Lisa, a chiffré le montant d'un éventuel prêt. La facture est très salée.

"Il y a des choses qui ne s'achètent pas, pour tout le reste…" La ministre de la Culture Françoise Nyssen a révélé jeudi 29 mars son plan "Culture près de chez vous, œuvres et artistes sur les routes de France", qu'elle a doté d'un budget total de 6,5 millions d'euros. Elle va devoir revoir ses plans.

En tout premier lieu, parmi les grandes œuvres d'art qu'elle souhaitait faire voyager en province, il y avait la Joconde. Pas prêteur, le musée du Louvre de Paris a alors entrepris d'établir la facture pour chiffrer ce qu'un prêt de trois mois du portrait de Mona Lisa coûterait.

Bilan des courses? Entre 30 et 35 millions d'euros, selon la simulation effectuée par la direction du Louvre et révélée ce mardi 3 avril dans Le Parisien.

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Cette facture est divisée en deux parties: les coûts directs et les coûts indirects.

Pour le premier point, on compte notamment au minimum 2 millions d'euros pour l'assurance de l'œuvre d'art, jusqu'à 3 millions pour l'installation d'une vitrine spéciale, ou encore 2 millions d'euros pour son transport et sa sécurité. Sans oublier pas moins de 3 millions d'euros rien que pour l'emballage.

Mais ce n'est pas tout, car il y a un deuxième point qui fait grimper la facture: les coûts indirects qui comprennent la perte des recettes de la billetterie du Louvre (13 millions d'euros au bas mot) et les pertes liées aux dépenses des visiteurs dans la boutique du musée (soit 7,5 millions d'euros selon cette estimation).

De quoi faire réfléchir la ministre de la Culture, qui rêvait pourtant de faire plaisir au nouveau musée du Louvre installé à Lens, qui appelait l'œuvre de Leonard de Vince de ses vœux.


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