"Les couples de la République"

Metz: des dégradations homophobes signées par un groupuscule d'extrême droite

Les photos d'Olivier Ciappa mettant en scène des couples homosexuels avaient déjà été dégradées à Paris en 2015. - ©A.Gelebart/20 Minutes/Sipa

L'exposition photographique d'Olivier Ciappa montrant des couples homosexuels a été dégradée à Metz dans la nuit de samedi à dimanche, notamment taguée au nom d'un groupuscule d'extrême droite. Un nouvel acte de vandalisme homophobe après ceux survenus à Paris en marge de l'organisation de la Gay Pride.

La période de la Gay Pride semble paradoxalement rimer avec homophobie. De nouvelles dégradations de symboles de la liberté sexuelle ont eu lieu, à Metz cette fois-ci, alors que des actes de vandalisme avaient déjà été recensés à Paris fin juin et début juillet.

Le photographe Olivier Ciappa a dénoncé, lundi 2 juillet, "un acharnement homophobe" après de nouvelles dégradations commises contre ses œuvres. Il a en effet réalisé une série de clichés, "Les couples imaginaires", de célébrités qui ont accepté de poser comme si elles formaient des couples homosexuels. Une autre série intitulée "Les couples de la République" a mis en scène de véritables familles, mixtes ou non.

Dans la nuit de samedi 30 à dimanche 1er à Metz, l'installation a été dégradée au cours de ce qui apparaît comme une opération préparée. Douze photographies ont ainsi été taguées du mot "Non" en lettre rouge. Les dégradations ont été signées par le groupuscule d'extrême droite Action française dont les initiales ou des autocollants ont également été apposés sur certaines œuvres.

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Il s'agit du troisième acte de vandalisme en un mois contre la série de clichés, s'est désolé son auteur qui parle d'une "banalisation de l'homophobie". Exposées à Paris en 2015, ses photos avaient déjà été dégradées.

Alors que la Marche des fiertés avait eu lieu samedi 30, les couleurs LGBTI ont été à plusieurs fois la cible d'actions homophobes, sur les passages piétons de Paris et jusqu'au parvis de l'Assemblée nationale ou avait été installé le drapeau arc-en-ciel.

L'auteur, arrêté rapidement par la garde républicaine assurant la sécurité du Palais Bourbon, s'est revendiqué "militant d'extrême droite et anti-LGBT", selon la présidence.


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