"Mona Lisa, ma chatte, mon copyright": qui est Déborah de Robertis, qui montre son intimité dans les musées parisiens?

Déborah de Robertis est une habituée des exhibitions dans les musées parisiens. - ©FalkoMD-Flickr

Dimanche, une artiste luxembourgeoise de 33 ans a pénétré dans le Louvre pour exhiber son sexe à côté de "La Joconde" dans le cadre d'une "performance". Elle sera jugée en octobre. Déborah de Robertis est loin d'être une débutante dans l'exercice de l'exhibition artistique dans les musées parisiens.

Pour l'artiste c'est une performance. Pour la justice, ce pourrait être de l'exhibition sexuelle. Dimanche 24, Déborah de Robertis s'est rendue au musée du Louvre. Se dirigeant dans la salle où est exposée La Joconde, sans doute la pièce la plus populaire des lieux, elle s'est installée sur un présentoir en écartant ses cuisses nues pour montrer son sexe, le tout avec une caméra Go Pro fixée sur front.  Elle a scandé "Mona Lisa, ma chatte, mon copyright" avant que les agents de sécurité ne la force à stopper la "performance".

L'artiste sera jugée le 18 octobre sous l'accusation d'exhibition sexuelle et de violences contre l'un des gardiens qu'elle aurait mordu lors de son évacuation.

Artiste luxembourgeoise reconnue –elle a été désignée par son pays pour intégrer la résidence d'artiste de la Cité internationale des arts à Paris en 2013– la jeune femme s'est spécialisée dans les performances dénudées et provocantes. Décrite par les autorités culturelles luxembourgeoises comme une artiste "provoquant des situations et des rencontres qui, au premier abord, semblent périlleuses" afin d'opérer une "+mise à nu+ au sens littéral pour l’artiste, mais aussi réciproque et donc symbolique des rapports de force homme/femme", Deborah de Robertis a déjà une certaine expérience des performances dénudées dans les musée parisiens. Elle est apparue ainsi dans son plus simple appareil ou dévoilant son intimité au musée d’Orsay, à la Maison européenne de la photographie, au musée Guimet ou encore au musée des Arts décoratifs.

 

En février, elle avait déjà comparu devant le tribunal qui l'avait finalement relaxé, la juge considérant que sa "performance" était bien artistique et n'était "pas constitutif d'une exhibition".


Voir la version optimisée mobile de cet article