Sexe fort

"Atomic Blonde": Charlize Theron, c'est de la bombe! (VIDÉO)

Dans "Atomic Blonde", Charlize Theron alterne le sexy et le musclé. - ©Universal Pictures France

Belle mais redoutable. Charlize Theron, femme fatale, joue les espionnes des services secrets britanniques dans Berlin au moment de la chute du Mur, dans le film "Atomic Blonde" qui sort ce mercredi. Son rôle est très physique et elle est impressionnante dans les scènes de bagarre et les cascades.

Si tant est qu'elle ait jamais eu une signification réelle même avant Simone de Beauvoir, l'expression "sexe faible" n'en finit pas de ne plus vouloir rien dire. Et le cinéma apporte grandement sa contribution à la démolition de ce cliché: après les récents Wonder Woman et Valérian, le film Atomic Blonde (ce mercredi 16 sur les écrans français) a pour vedette une Charlize Theron qui prouve que les femmes n'ont plus rien à envier aux hommes –en tout cas dans les films d'action, y compris dans des scènes violentes et très physiques.

La blonde atomique y interprète Lorraine Broughton, espionne d'élite du MI6, les services secrets britanniques, envoyée en mission à Berlin début novembre 1989, quelques jours avant la chute du Mur. Guerre froide mais chaude ambiance: la ville est en effervescence et Lorraine Broughton est chargée de démasquer un réseau d'espions qui vient d'assassiner un agent allié infiltré et, surtout, de récupérer un microfilm (on est dans les années 80) contenant une liste d'agents doubles occidentaux.

Dans sa mission, elle doit faire équipe avec David Percival (James McAvoy), agent du MI6 en poste à Berlin, tête brûlée à l'allure de skinhead qui préfère les méthodes non orthodoxes et n'inspire pas toute confiance. Sous la supervision du MI6 et d'un chef de la CIA américaine (John Goodman), le duo doit récupérer le microfilm et aider un certain Spyglass (Eddie Marsan), agent de la Stasi, la police secrète de la RDA alliée au KGB soviétique, à passer à l'Ouest avec sa famille.

Mais rien ne se passe comme prévu. Peu à peu Lorraine Broughton, repérée dès son arrivée à Berlin, voit sa mission déraper et compromise par l'intervention d'agents de l'Est, par les pièges qu'on lui tend, par l'apparition mystérieuse d'une belle espionne française de la DGSE (Sofia Boutella)…

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Le film est l'adaptation d'une bande dessinée parue en 2012, The Coldest City, du scénariste Anthony Johnston et du dessinateur Sam Hart. C'est le premier film que réalise tout seul David Leitch, après avoir co-réalisé en 2014 avec son ami Chad Stahelski le film d'action John Wick (avec Keanu Reeves). Il a ici tenté de rendre l'atmosphère d'un Berlin de la fin des années 80 (rave parties, bars éclairés au néon, Mur de la honte, manifestations monstres, ruelles sombres) filmé en réalité à Budapest, et a soigné l'habillage musical grâce à des chansons de l'époque, du tube ouest-allemand 99 Luftballons de la chanteuse Nena à Father Figure de George Michael, en passant par New Order, Depeche Mode, Public Enemy, The Cure, Duran Duran et bien sûr David Bowie.

Mais ce film d'ambiance est avant tout un film d'action, et David Leitch se rappelle qu'il a été pendant une vingtaine d'années (depuis Fight Club de David Fincher en 1999) cascadeur, coordinateur des cascades ou chorégraphe des scènes de combat d'une vingtaine de films. Cela se voit dans sa réalisation d'Atomic Blonde, où les scènes d'action et de bagarre, parfois très violentes, sont parfaitement maîtrisées.

Et dans ce monde d'espions musclés, Charlize Theron est au-dessus du lot, effectuant de nombreuses cascades et assurant la plupart des scènes de bagarre, déchaînée, infatigable, sauvage, atomique… La baston ne lui fait pas peur, qui vient d'avoir 42 ans, s'est entraînée 5 heures par jour pendant 3 mois pour ce rôle, encore plus physique que celui qu'elle interprétait il y a deux ans dans Mad Max: Fury Road, où elle ne faisait pourtant pas dans la dentelle.

Dans la première scène on la voit nue dans une baignoire remplie de glaçons, où elle récupère de ses coups et blessures. Et tout au long du film sa garde-robe glamour est époustouflante, la rendant plus sexy dans chaque scène –et même avec une perruque brune, en fin de film. Mais ce sont dans les bagarres qu'elle impressionne, comme un vrai mec. Le moment fort du film est cette scène d'anthologie de sept minutes et demie (en faux plan-séquence) dans laquelle elle résiste à une demi-douzaine de gros bras et les élimine un par un, dans le grand escalier d'un immeuble et dans un appartement, achevant le dernier à coups de tire-bouchon.

Cette Lorraine Broughton est donc aussi forte (physiquement, intellectuellement, psychologiquement) que Jason Bourne, Ethan Hunt ou James Bond, autre agent bien connu du MI6. Et l'on a même évoqué le nom de Charlize Theron pour tenir éventuellement le rôle (James Bond, pas seulement James Bond girl).

En tout cas Lorraine Broughton a au moins trois points communs avec l'agent 007 de sa Gracieuse Majesté. 1.Comme lui, elle finit toujours par triompher de ses adversaires –dire cela n'est pas spoiler l'histoire ni raconter la fin du film, pleine de rebondissements. 2.Comme lui, elle ne boit pas que du jus de fruit (James Bond aime les vodkas-martinis, elle c'est plutôt "Stoli on the rocks" qu'elle commande dans les bars). 3.Et comme lui, elle aussi attire les jolies filles dans son lit: les deux scènes d'amour entre Charlize Theron et Sofia Boutella (remarquée récemment dans La momie avec Tom Cruise) constituent les rares –et trop courts– moments du film où un contact physique entre deux personnages ne se résume pas à un coup de poing dans la figure, un coup de pied entre les jambes ou un coup de couteau dans le dos…

(Voir ci-dessous la bande-annonce du film):


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