Nouveau parc, nouveaux monstres

"Jurassic World": les dinosaures reviennent en force (VIDEO)

Du calme, les enfants: ces animaux ont disparu depuis 65 millions d'années... - ©UPI

La parc est ouvert. Quatrième épisode de la saga 22 ans après le premier, "Jurassic World" débarque sur les écrans français ce mercredi 10 juin. Les effets sont plus spectaculaires que jamais et la vedette, le nouveau dinosaure Indominus Rex, ferait passer le T-Rex pour un gentil caniche.

"Plus vite, plus haut, plus fort": la devise olympique pourrait s'appliquer à la saga Jurassic Park. On pourrait ajouter: "plus spectaculaire, plus méchant, plus effrayant". Car les nouveaux dinosaures sont plus redoutables que leurs aînés.

Vingt-deux ans après son inauguration, le parc rouvre. Jurassic World, quatrième épisode de la série, reprend l'idée géniale de l'écrivain Michael Chrichton adaptée au cinéma par Steven Spielberg en 1993: grâce à l'ADN de dinosaures contenu dans du sang conservé à l'intérieur d'un moustique fossilisé, des scientifiques ont pu reconstituer ces animaux disparus depuis 65 millions d'années.

Après des déboires et bien des années d'échecs, le rêve du vieux milliardaire John Hammond, fondateur du parc, s'est enfin réalisé. Sur une île au large du Costa Rica, le parc Jurassic World accueille 20.000 visiteurs par jour.

En famille, comme dans un parc Disney ou au Futuroscope mais avec de vrais animaux, les visiteurs peuvent assister en toute sécurité à des dizaines d'attractions. Mais le public en veut toujours plus, et c'est ce qui a poussé la directrice du parc, Claire Dearing (Bryce Dallas Howard), à autoriser ses chercheurs à créer génétiquement dans le plus grand secret un nouveau dinosaure, plus grand et plus féroce que les autres, l'Indominus Rex.

La bête, de 15 mètres de haut, a été élevée dans l'isolement total et n'est donc pas très sociable: elle a mangé sa soeur. Quand elle réussit à s'échapper de son enclos, c'est bien sûr la panique. Pas de chance pour Claire Dearing, c'est le jour où ses neveux de 16 et 11 ans visitent le parc...

La directrice du parc n'a d'autre solution, pour tenter de rétablir une situation qui va dégénérer de minute en minute, que de faire appel à un ancien flirt, Owen Grady (Chris Pratt), ex-militaire spécialiste du comportement animal qui travaille sur une base de recherche isolée en périphérie de Jurassic World. Owen étudie depuis plusieurs années un groupe de dangereux vélociraptors avec lesquels il a établi une relation de domination qui repose sur un équilibre précaire. Il tente de les dresser, leur parle, leur a donné un nom à chacun (Blue, Charlie, Delta, Echo). De là en faire ses chiens de chasse...

Après avoir réalisé les deux premiers films en 1993 et 1997 et laissé le 3e au réalisateur Joe Johnston en 2001, Steven Spielberg a longtemps attendu avant de produire ce numéro-4, confié à un réalisateur inconnu, Colin Trevorrow (son seul long-métrage, Safety Not Guaranteed, en 2012, n'est pas sorti en France).

Le résultat n'est pas décevant: le parc est plus grand et plus réaliste que dans les précédents épisodes, les effets spéciaux sont nombreux et ont progressé, et les nouveaux dinosaures attirent la curiosité. Cela vire un peu à Godzilla sur la fin, mais le suspense est toujours aussi bien mené et les figures traditionnelles du genre sont là: deux enfants, dont les parents sont sur le point de divorcer, des scientifiques sans éthique contrôlés par des militaires sans scrupule, des seconds rôles dont on se demande s'ils se feront dévorer (ou pas), les dinos vedettes (vélociraptors et T-Rex) et la foule des visiteurs prisonnière de cette île livrée à des animaux aussi incontrôlables que préhistoriques.

Il y a aussi Omar Sy dans un petit rôle, comme assistant d'Owen le dresseur de vélociraptors (alors, dévoré ou pas?), et, seul survivant du premier film, le chef des scientifiques, le généticien Henry Wu, interprété par le même acteur, BD Wong, 22 ans après. Le film rend par ailleurs hommage au Jurassic Park de 1993 par quelques clins d'oeil appuyés.

Dans un personnage à la Indiana Jones, l'acteur Chris Pratt, qui a connu le succès l'an dernier dans Les gardiens de la galaxie, attire la sympathie. Et l'actrice Bryce Dallas Howard, qui a joué notamment dans Spider-Man-3, Terminator Renaissance et La couleur des sentiments, est parfaite dans le rôle de la vraie-fausse méchante sexy, responsable de tout ce désastre mais dont on souhaite qu'elle s'en tire quand même, après avoir beaucoup couru en talons aiguilles dans la jungle de ce parc pas comme les autres.

(Voir ci-dessous la bande-annonce du film):

 


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