Sur les écrans le 2 septembre

"Le Tout Nouveau Testament": Benoît Poelvoorde, Dieu odieux (VIDEO)

Benoît Poelvoorde est Dieu mais il n'est vraiment pas sympa... - ©Le Pacte

Dans le dernier film du réalisateur belge Jaco van Dormael, "Le Tout Nouveau Testament", Benoît Poelvoorde interprète le rôle de Dieu –qui vit à Bruxelles et est odieux et méchant. Le film sort sur les écrans ce mercredi 2 septembre.

Parmi les nombreux rôles de sa carrière, il en est un que Benoît Poelvoorde n'avait encore jamais interprété: Dieu. C'est chose faite avec Le Tout Nouveau Testament, le dernier film de Jaco van Dormael, présenté à la Quinzaine des réalisateurs au dernier Festival de Cannes.

Mais c'est un Dieu méchant, cynique, odieux. Il habite à Bruxelles, enfermé dans un appartement vieux et sombre, avec sa femme (Yolande Moreau) et sa fille de 10 ans, Ea (Pili Groyne). Celle-ci, un jour, pirate l'ordinateur de son père et révèle l'un de ses secrets: elle envoie par SMS à chaque être humain la date prévue de sa mort…

Sur Terre, c'est la panique. Et chez Dieu aussi. D'autant que Ea a réussi à s'échapper de l'appartement et est partie à la rencontre des êtres humains.

Dieu, furieux, part donc à la recherche de sa fille. Qui va croiser, sur sa route, pour écrire un "Tout Nouveau Testament", six "apôtres" aux destins bien différents, dont Catherine Deneuve qui tombe amoureuse d'un gorille ou François Damiens en tueur à gages…

L'idée de départ est originale. "Et si Dieu était un salaud? Et si, en plus d’un fils, il avait également eu une fille dont personne n’aurait jamais parlé? Et si celle-ci avait 10 ans et que Dieu, son père, se montre si odieux qu’elle se venge en balançant par SMS sur Internet le secret le mieux gardé de son père: les dates de décès de chacun des habitants de la planète?", explique Jaco van Dormael en racontant comment lui est venu l'idée, avec son coscénariste Thomas Gunzig.

"Dès lors, les références aux religions se transformaient en un conte surréaliste. Je ne suis pas croyant mais j’ai reçu une éducation catholique. Je m’intéresse aux religions comme je m’intéresse aux belles histoires. Enfant, je me suis posé la question: pourquoi n’a-t-il rien fait lorsqu’on a crucifié son fils? Pourquoi ne fait-il rien quand des enfants meurent de leucémie? Pourquoi est-ce que Batman sauve les gens et pas Dieu?..."

Le film, drôle et caustique –avec un Benoît Poelvoorde parfait pour ce rôle et cette ambiance–, se veut un beau message d'espoir mais a un arrière-goût de tristesse et de morosité, malgré une fin rigolote.

Il marque en tout cas, 20 ans après, le retour au premier plan de Jaco van Dormael, 58 ans, cinéaste rare, remarqué pour l'originalité de ses deux premiers films Toto le héros (1991) et Le Huitième Jour (1995) mais qui s'est davantage consacré au théâtre et à l'opéra ces dernières années, malgré Mr. Nobody en 2009.

(Voir ci-dessous la bande-annonce du film):

 


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