Bienvenue chez les unités d'élité

"Raid dingue": Dany Boon, flic macho puis féministe (VIDÉO)

Alice Pol est l'actrice principale du film de Dany Boon. - ©Pathé Films

Une femme-flic enthousiaste mais maladroite qui veut intégrer l'unité d'élite du Raid et qu'on essaye de dissuader: c'est le scénario de "Raid dingue", le nouveau film de Dany Boon, qu'il interprète aux côtés de l'actrice Alice Pol, à qui il a donné le rôle principal.

Dany Boon rend hommage aux policiers du Raid et …aux femmes dans son 5e film comme réalisateur, Raid dingue, comédie sympathique et pleine d'action qui sort ce mercredi 1er dans les salles.

Il a donné le rôle principal à Alice Pol, qui avait joué à ses côtés dans Un plan parfait de Pascal Chaumeil (2011) et dans son précédent film Supercondriaque (2014). Ici elle interprète Johanna Pasquali, une fliquette pas comme les autres: distraite, rêveuse, maladroite, c'est une vraie calamité pour ses collègues, malgré de réelles compétences. On ne lui confie donc que des missions secondaires (voitures mal garées ou vols à l’étalage), ce qui ne l'empêche pas de s’entraîner sans relâche pendant son temps libre pour réaliser son rêve: être la première femme à intégrer les commandos du Raid.

Sa candidature pour ce groupe d'élite est régulièrement refusée, à la grande satisfaction (cachée) de son fiancé un peu falot (Patrick Mille), de sa future belle-mère épouse du leader européen du pneumatique (Sabine Azéma), et de son propre père qui n'est autre que le ministre de l'Intérieur (Michel Blanc).

Mais elle n'en démord pas et continue de vouloir intégrer le Raid. Le fiancé et le père ont alors une idée: ce dernier fait pression sur la patron du Raid pour qu'il accepte la candidature de sa fille –avec comme but avoué de lui rendre la vie impossible et de la décourager définitivement.

Eugène Froissard (Dany Boon), 44 ans dont 12 ans de Raid, est assigné à cette mission: il doit accueillir les nouvelles recrues, et notamment cette femme-flic qu'il faut écoeurer à tout prix. Taciturne, misogyne, triste, renfermé, traversant une période de poisse depuis que sa femme l'a quitté pour son frère, Eugène va devoir faire équipe avec cette fliquette maladroite et pleine d'enthousiasme. Bien sûr, sa mission de dissuasion, à coup d'entraînements éreintants et de missions ingrates, ne va pas se dérouler comme prévu…

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C'est le 5e film de Dany Boon comme réalisateur après La maison du bonheur (2006), le phénoménal Bienvenue chez les Ch'tis (2008), Rien à déclarer (2011) et Supercondriaque (2014). Il a rencontré, pour ce tournage, les hommes du Raid et notamment son patron Jean-Michel Fauvergue, ainsi que le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve qui lui a donné l'autorisation de tourner au QG de l'unité d'élite à Bièvres (Essonne).

"Ma première question a été de savoir s’il y avait des femmes dans cette unité d’élite. Et en fait il y en a 3 sur environ 170 agents", explique Dany Boon, qui ne tarit pas d'éloges sur ces super-policiers. "J’ai été très impressionné par ces hommes et ces femmes, cette unité d’élite de notre police. Leur abnégation, leur courage et leur sens du dévouement forcent le respect. (…) Pour moi, le film devait aussi saluer leur mission pour notre sécurité, surtout au vu de ce que nous vivons depuis quelques temps…"

Outre cet hommage aux hommes du Raid, Dany Boon s'est créé un personnage qui vire, peu à peu tout au long du film, d'une misogynie pure et dure à un féminisme professionnel et privé: "j'’ai été fasciné par les femmes du Raid: comme les hommes, elles suivent un entraînement intensif en y allant à fond et je voulais aborder cette question. Il y a peu ou pas de comédies d’action dans lesquelles le rôle principal est tenu par un personnage féminin". Et tout naturellement, à ses côtés, il a donné le rôle principal à Alice Pol: "je trouve ça fort de donner cette place à une femme dans le film: celle de quelqu’un qui a l’ambition d’intégrer l’unité d’élite de la police. Dans un monde de mecs, je trouve ça moderne…"

Le film aligne les scènes d'action et de suspense qui sont cousues de fil blanc, quelques moments sentimentaux, et vaut principalement par sa bonne humeur, ses gags –certains plutôt lourds, d'autres très drôles– mais aussi ses seconds rôles. Aux côtés d'une Alice Pol drôle et tonique, enfin promue à un rôle principal, celui d'un "Pierre Richard au féminin" dixit Dany Boon, et de celui-ci qui s'est forgé, pour être crédible en policier du Raid, un corps d'athlète à coups de régime, entraînements et musculation ("J’ai perdu 15 kilos pour en reprendre 10 de muscles…", dit-il), les autres acteurs se régalent.

Ainsi, outre Michel Blanc, Sabine Azéma et Patrick Mille, Yvan Attal s'en donne à cœur joie dans le rôle du méchant, dans un déguisement différent à chacune de ses scènes –et dans un rôle loufoque qui montre que Dany Boon ne se prend pas trop au sérieux dans cette comédie familiale au ton bon-enfant. Et, dans le rôle du patron du Raid, on savoure chaque apparition d'un de ces acteurs de seconds rôles qui font la richesse du cinéma français, dont le visage est familier mais dont on ignore souvent le nom: François Levantal.

(Voir ci-dessous la bande-annonce du film):


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