Y'en a un peu plus, je vous le mets quand même?

"Transformers-5": pour Michael Bay, la totale métal! (vidéo)

Mark Wahlberg est l'ami des gentils Transformers, les Autobots. - ©Andrew Cooper/Hasbro/Paramount Pictures

Mark Wahlberg est à nouveau du côté des gentils robots extra-terrestres contre les méchants dans le film "Transformers: The Last Knight", qui sort ce mercredi en France, cinquième épisode de la série réalisée par l'Américain Michael Bay.

Taxer les robots: Michael Bay n'est sans doute pas favorable à cette proposition de l'ex-candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon. Dans le 5e épisode de sa série de films Transformers, le réalisateur américain s'en donne à cœur joie avec les machines venues de l'espace dans le but de détruire ou protéger la planète.

Dans ce Transformers: The Last Knight, sur les écrans français ce mercredi 28 une semaine après sa sortie aux États-Unis, il est toujours question de la lutte entre robots lourdement armés: les gentils, les Autobots (de sept lieues?), et les méchants, les Decepticons (comme la Lune?).

Les premiers, qui ont comme chef Optimus Prime, se reconnaissent à leurs yeux bleus, alors que les seconds, conduits par Megatron, ont les yeux rouges. Tous ont un point commun: ils se cachent sur Terre, traqués par les hommes et les forces spéciales créées pour les éliminer.

Paysan-mécanicien d'un petit bled du Texas, Cade Yeager (Mark Walhberg) est lui aussi recherché et se cache lui aussi, dans une casse automobile près de la frontière mexicaine, avec les Autobots qu'il protège (et réciproquement). Lors d'un affrontement, il reçoit un talisman qui –il l'ignore encore– lui permettra peut-être de sauver –encore une fois– la planète face aux visées destructrices des Decepticons.

Pendant ce temps-là, on n'a aucune nouvelle d'Optimus Prime, parti dans l'espace à la rencontre de ses créateurs sur sa planète d'origine Cybertron. Mais on ne va pas tarder à en avoir…

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Les Transformers étaient, dans les années 80, des jouets des marques américaine Hasbro et japonaise Takara Tomy, que les petits garçons pouvaient transformer à leur guise: un robot devenait camion ou voiture ou avion, et vice-versa. L'idée a été adaptée en BD, puis en dessin-animé, puis en jeu vidéo, avant de passer au grand écran en 2007, 2009, 2011 et 2014: quatre films réalisés par Michael Bay, avec pour interprète principal Shia LaBeouf dans les trois premiers, chargé de sauver le monde grâce aux Autobots et de protéger sa petite amie (Megan Fox dans les deux premiers, Rosie Huntington-Whiteley dans le troisième).

Dans le quatrième film est apparu Mark Wahlberg, que l'on retrouve donc à nouveau dans le cinquième, aux côtés d'un mystérieux lord anglais (Anthony Hopkins, pépère) et d'une sexy prof d'histoire d'Oxford (Laura Haddock, vague clone de Megan Fox), dont on va comprendre le rôle au bout d'une heure de film.

Cette double apparition va relancer l'action d'un film trop long (deux heures et demie) et au scénario trop touffu, qui mélange un peu tout et dans lequel Michael Bay se plait à accumuler les effets spéciaux, les bagarres et poursuites, et les rebondissements tous aussi invraisemblables les uns que les autres: cela commence par une réinterprétation de la légende du roi Arthur et de Merlin l'enchanteur et se finit par la menace d'une collision entre deux planètes, en passant par l'explication des pierres mégalithiques de Stonehenge en Angleterre, une fuite des héros en sous-marin et la découverte d'une caverne souterraine mystérieuse digne d'Alien.

Alien, Le Roi Arthur, Indiana Jones, Matrix, Mad Max, Captain America, Iron Man, X-Men, Terminator, Robocop, Independance Day, Pacific Rim, Starship Troopers, Total Recall, Deep Impact…: on dirait une compilation d'extraits de films d'action et de science-fiction de ces 40 dernières années tant l'histoire, la réalisation et les effets spéciaux partent dans tous les sens. L'histoire est compliquée, les mouvements de caméra donnent le tournis, et Michael Bay, spécialiste des films d'action à effets spéciaux (outre ses cinq Transformers, il a réalisé notamment les deux Bad Boys en 1995 et 2003 avec Will Smith et Martin Lawrence, Armageddon en 1998 avec Bruce Willis et Ben Affleck, et Pearl Harbor en 2001 avec Ben Affleck), s'est apparemment bien amusé dans le toujours-plus: c'est la totale métal!

Cela ne va pas faire remonter sa cote de sympathie auprès des critiques, notamment américains qui ont descendu son film en flèche. Il n'en a cure, même si les résultats du premier week-end au box-office ont été mitigés, loin de la tendance des 3,8 milliards de dollars de recettes mondiales pour les quatre premiers films (soit un milliard de plus qu'Avatar, le recordman de tous les temps).

Une séquence de quelques secondes, pendant le générique de ce Transformers-5, confirme ce que l'on savait déjà: il y aura un Transformers-6. Mais sans Mark Wahlberg, qui l'a annoncé, et sans doute sans Michael Bay, qui l'a laissé entendre. Il est allé tellement loin dans la surenchère qu'on ne voit pas ce qu'il pourrait faire de plus…

(Voir ci-dessous la bande-annonce du film):


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