Représailles

Un collectif breton d'extrême gauche menace les cinémas qui diffuseront le film "Bécassine" (vidéo)

Bécassine est perçue comme un personnage insultant pour ce collectif. - ©Capture d'écran YouTube

Le film "Bécassine" sortira sur les écrans le 20 juin prochain. Le personnage, inspiré d'une domestique bretonne un peu gauche montant à Paris, ne plaît visiblement pas à un collectif d'extrême gauche qui menace d'actions les diffuseurs bretons du film.

Ce ne devait être qu'une comédie familiale et inoffensive, mais pour ce collectif breton classé à l'extrême gauche, la cause devient politique. Dispac'h, un groupe indépendantiste a appelé dans un communiqué (voir ici) au boycott par les cinéma de la région Bretagne du film Bécassine, de Bruno Podalydès qui sortira le 20 juin prochain. En cause? Le personnage de Bécassine, créé en 1905, qui représente selon ses détracteurs une image insultante et témoin d'un passé douloureux.

Bécassine, créée en 1905 est en effet un personnage mélangeant naïveté et gaucherie qui quitte sa Bretagne natale pour devenir domestique à Paris. Le film qui sortira sur les écrans a d'ailleurs volontairement occulté les origines bretonnes du personnage, sans doute pour ne pas froisser la région. Mais cela n'a pas suffi au collectif Dispac'h.

"Ce film insultant ne pourra passer en Bretagne sans en payer le prix et nous ferons en sorte qu’il soit le plus élevé possible" annoncent ainsi ces militants qui critiquent également le message de ce film montrant une "bourgeoisie parisienne" qui aime "se moquer des individus qu'elle exploite et opprime à longueur de journée". Pour le collectif, on est bien loin de la simple comédie familiale avec une œuvre qui est "une insulte à la mémoire de notre peuple, une insulte à toutes les femmes de Bretagne, et à toutes les femmes qui connaissent ou ont connu l’immigration". Etant entendu par "immigration" le fait de quitter la Bretagne, généralement pour chercher un avenir meilleur (à tort ou à raison) en région parisienne.

(voir ci-dessous la bande-annonce du film)

Selon le journal Le Télégramme, des exploitants de salles de cinéma auraient reçu un email plus explicite encore, leur annonçant que les membres de Dispac'h feront "tout ce qui est en leur pouvoir pour que les séances ne se déroulent pas correctement".


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