Complément alimentaire

Spiruline: un risque de contamination aux métaux et bactéries

La spiruline ne serait pas toxique en elle-même, mais elle présente un risque de contamination. - ©Flickr/Creative Commons

La spiruline, algue utilisée comme complément alimentaire riche en protéines, pourrait présenter des risques de contamination, et donc d'intoxication au plomb, au mercure, à l'arsenic, aux cyanotoxines et aux bactéries. Les autorités sanitaires recommandent donc de ne pas consommer des produits dont la traçabilité fait défaut.

La spiruline est un complément alimentaire "tendance". Cette algue, ou plutôt cette cyanobactérie utilisée dans la cuisine traditionnelle de nombreux pays se retrouve aujourd'hui jusque dans les cocktails.

Elle est aussi utilisée pour lutter contre la malnutrition dans certains pays et comme substitut à la viande par les adeptes des régimes végétariens car elle est très riche en protéines . Si sa consommation ne présenterait pas de risque sanitaire en elle-même, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) a tout de même émis une mise en garde ce jeudi 30.

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En effet, la spiruline, disponible dans le commerce sous forme de comprimés ou poudre verte, serait à l'origine d'effets indésirables tels que troubles digestifs, allergie, atteintes musculaires ou hépatiques chez plusieurs consommateurs.

"Les produits contenant de la spiruline peuvent être contaminés par des cyanotoxines, des bactéries ou des traces d'éléments métalliques (plomb, mercure, arsenic)", explique l'Anses (source). L'agence ne jette cependant pas l'opprobre sur sa consommation.

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Elle précise d'ailleurs que le manque de données et le faible nombre de cas rapportés (une dizaine retenus seulement) ne permet pas d'affirmer que la spiruline serait mauvaise, en tout cas à faible dose, (jusqu’à plusieurs grammes par jour chez l’adulte) ou de trancher sur la possibilité de réactions liées à une intolérance de certains consommateurs.

En revanche, elle recommande de privilégier les circuits d’approvisionnement les mieux contrôlés par les pouvoirs publics (conformité à la réglementation française, traçabilité, identification du fabricant) pour minimiser les risques de tomber sur un produit contaminé.

Elle  en déconseille également la consommation aux individus atteints de phénylcétonurie (maladie génétique rare liée à l’accumulation de l’acide aminé phénylalanine dans l’organisme) ou présentant un terrain allergique. Par ailleurs elle précise qu'elle ne constitue pas, comme le veulent certaines croyances, une source fiable de vitamine B12.


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