"Le Cinq"

"C'est comme manger un préservatif": la critique acerbe d'un Anglais contre un restaurant 3 étoiles parisien

Son repas au "Cinq" lui est resté en travers de la gorge. (photo d'illustration) - ©Geoff Peters/Flickr

Jay Rayner, un critique gastronomique anglais, a récemment diné à la table du Cinq, le restaurant de l'hôtel parisien George V dirigé par le chef Christian Le Squer. Mais son repas ne semble pas lui avoir plu: il a expliqué avoir vécu la pire expérience de toute sa carrière.

Couronné d’une troisième étoile au Guide Michelin en 2016, et d’un 19/20 au Gault et Millau, un restaurant parisien trois étoiles vient pourtant de se faire dézinguer par un critique gastronomique anglais. Son nom: Jay Rayner. Pour lui, son dîner à la table du Cinq, le restaurant de l'hôtel George V dirigé par le chef Christian Le Squer, n'a visiblement pas satisfait ses papilles. "En terme de rapport qualité-prix et attente, Le Cinq constitue de loin la pire expérience que j'ai eu à supporter pendant mes 18 ans de carrière", a-t-il notamment écrit dans une tribune publiée le 9 avril dans la rubrique "Restaurants" de The Observer, un supplément du quotidien The Guardian.

Des amuse-bouches au dessert en passant par l'entrée et le plat, tout a été passé au crible. Et les critiques ont été nombreuses. Pour lui, la "sphérification" réalisée grâce à la cuisine moléculaire ressemblait "à un implant de poitrine en silicone pour Barbie". Et le goût n'aurait pas été mieux: c'est "comme manger un préservatif laissé à l'abandon dans une épicerie poussiéreuse". Sa soupe à l'oignon, elle, était "noire, comme un cauchemar, et collante, comme le sol d'une soirée d'adolescents". Quant au plat, un pigeon, il était "servi avec une poire japonaise brutalement acide et une purée de cactus sans saveur".  Enfin, le cheesecake au persil est l'une des pires choses qu'il ait jamais mangées, selon ses dires.

L'addition, elle, est salée. Et le critique gastronomique, qui a photographié des photos des plats pour les critiquer, n'a pas manqué de le mentionner. "J'ai dépensé de telles sommes pour des restaurants auparavant, et ne l'ai pas regretté. Chacun de nous construit ses meilleurs souvenirs comme il le souhaite, et certains des miens impliquent des restaurants coûteux. Mais ils doivent être bons", a-t-il écrit précisant que ce repas lui laissera des souvenirs "mornes et dérangeants". "Si je travaille dur, peut être qu'un jour, par chance, je pourrai les oublier", a-t-il ajouté.

Pour le moment, le chef du restaurant n'a pas réagi à la polémique mais l'un de ses amis proches a expliqué à BFMTV que "le caractère outrancier et comique de la critique l'a un peu choqué au départ". Il aurait ensuite "compris que c'était destiné à des lecteurs anglais qui aiment bien s'amuser des Français, et rire des mangeurs de grenouilles".


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