Limite

Paris: les magasins Monoprix contraints à la fermeture à 21h

Les magasins Monoprix à Paris ont été condamnés à fermer à 21h, pas plus tard, sous peine de sanction. - © JACQUES DEMARTHON / AFP/Archives

La cour d'appel de Paris a condamné vendredi l'enseigne Monoprix à fermer tous ses magasins de la capitale à 21h, sous peine de sanction. Une décision qui intervient moins de deux ans après que l'entreprise a choisi d'étendre ses horaires d'activité jusqu'à 22h.

Les Parisiens qui avaient pris l'habitude de faire leurs courses tard le soir dans les magasins Monoprix vont vite devoir la perdre. Car la cour d'appel de Paris vient de prendre une décision qui ramène l'heure de fermeture à 21h au plus tard.

L'entreprise avait étendu ses horaires d'ouverture jusqu'à 22h depuis janvier 2017 et cinq magasins situés dans des zones touristiques (dont le Monoprix des Champs-Elysées) avaient même eu une dérogation pour fermer à 23h30.

Quatre organisations syndicales -la CGT, SCID, SECI-Unsa, SUD- avaient immédiatement entamé des démarches en justice pour faire annuler cette nouvelle règle.

Après une première décision du Tribunal de grande instance de Paris en faveur du choix de Monoprix en juillet 2017, ces organisations syndicales, regroupées en un seul et même collectif appelé le Clic-P, ont obtenu gain de cause.

Précédemment: Monoprix sera ouvert jusqu'à 22h dans les grandes villes à compter de janvier

Vendredi 7, la cour d'appel de Paris a statué et a estimé que le nouvel accord d'entreprise "ne prévoit pas de mesures suffisantes -garde d'enfants, moyens de transport- destinées à faciliter l'articulation entre l'activité professionnelle nocturne et les responsabilités familiales".

Monoprix va donc devoir baisser le rideau à 21h, dernier carat. Toute infraction à cette règle sera punie d'une astreinte de 30.000 euros.

Et aussi:

Le travail de nuit serait néfaste pour l'ADN et susceptible de provoquer un cancer

Monoprix à nouveau condamné pour travail de nuit illégal

Si vous voulez un bébé, évitez le travail de nuit et les charges lourdes


Voir la version optimisée mobile de cet article