Une poupée et un robot

Quels sont les jouets connectés épinglés par la CNIL pour "atteinte grave à la vie privée des enfants"?

La poupée My Friend Cayla et le robot I-Que, deux jouets connectés, ont été épinglés par la CNIL. - © LIONEL BONAVENTURE / AFP/Archives

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a épinglé ce lundi un fabriquant de jouets connectés pour enfants. L'administration accuse Genesis Industries Limited "d'atteinte grave à la vie privée des enfants".

Noël approche et certains parents s'apprêtent à acheter un jouet connecté, très en vogue, pour leurs enfants. Mais ce lundi 4, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a épinglé une entreprise "d'atteinte grave à la vie privée des enfants".

La firme Genesis Industries Limited commercialise deux gadgets pointés du doigt par la commission: la poupée My Friend Cayla et le robot I-Que. Ces jouets sont équipés d'un microphone et d'un haut-parleur pour permettre d'écouter et de répondre aux questions de leurs petits utilisateurs. La poupée et le robot sont en outre associés à une application mobile qui leur permet de trouver rapidement les réponses les plus appropriées directement sur Internet.

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Seul hic: "la société collecte une multitude d'informations personnelles sur les enfants et leur entourage: les voix, le contenu des conversations échangées avec les jouets (qui peut révéler des données identifiantes comme une adresse, un nom...) mais également des informations renseignées dans un formulaire de l'application My Friend Cayla App", a révélé la CNIL qui a été alertée à propos de ces jouets en décembre 2016 par une association de consommateurs.

De plus, le personnel de la CNIL chargé de tester ces produits se sont rendus compte qu'ils était possible de communiquer avec les enfants au travers de leurs jouets et ceci très simplement. En utilisant des propos auparavant enregistrés dans les gadgets ou en appelant le téléphone relié aux jouets via l'application.

La CNIL a donc mis en demeure l'entreprise commercialisant la poupée et le robot incriminés. La société a donc deux mois pour se conformer à la loi française. Si elle ne le fait pas Genesis Industries Limited pourrait être sanctionnée.


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