Positiver

5 conseils pour s'épanouir au travail

Bien dormir, prendre un bon petit-déjeuner, aménager sa vie privée... il y a plusieurs moyens pour s'épanouir au travail. - ©Hussein Samir/Sipa

Le 1er mai, c'est la Fête du travail. L'occasion pour beaucoup de se déconnecter du monde professionnel, souvent vu comme angoissant, fatiguant et lassant. Et si c'était l'occasion, plutôt, de se rappeler des bons côtés de la vie active? Voici cinq conseils pour s'épanouir au travail.

Lorsque l'alarme sonne à 7h du matin signifiant qu'il faut aller au travail, le flemme et la lassitude montent souvent. Pourtant, chaque travailleur fait avancer à sa manière le monde. Voici cinq conseils qui permettent de s'épanouir au travail. 

> Apprendre à aimer et à valoriser son travail

"Ce qui nous réjouit, à la fin d’une journée de travail, c’est d’avoir pu amener une amélioration dans la vie de quelqu’un", affirme le journaliste, philosophe et écrivain suisse Alain de Botton, cité par Psychologies. Si d'après un sondage réalisé par l'institut GFK pour le site d'offres d'emploi Monster.fr cité par Le Figaro, près de la moitié des salariés (48,4%) considèrent leur travail satisfaisant mais sans plus, beaucoup d'experts estiment qu'il faut voir le verre à moitié plein. "Dans notre société de l’accomplissement personnel, le travail est devenu l’un des principaux vecteurs de la réalisation de soi", confirme le sociologue français Vincent de Gaulejac. Travailler est dans les gènes de l'homme depuis des siècles, et même si l'on n'a pas suivi le chemin rêvé, il y a toujours du positif à prendre après une journée de travail (nouveaux contacts, projets... ou des choses apprises et acquises).  

> Bien aménager sa vie privée

Un bon équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle s'avère indispensable pour réussir dans les deux domaines. C'est un peu comme avoir un esprit sain dans un corps sain. Si la situation à la maison se passe bien (bonne entente familiale, pas d'excès, activités sportives régulières…), la journée au travail sera vécue avec plus de dynamisme, de motivation et de plaisir. C'est également vrai pour le schéma inverse: si le climat au bureau est agréable, la fin de soirée à son domicile sera reposante. Afin de bien lier les deux "vies", le magazine Challenges conseille, par exemple, d'éviter au maximum d'emporter du travail à la maison, de sanctuariser sa vie privée (se couper du monde technologique pour se consacrer à son entourage et à soi), de prendre soin de soi (activités physiques, sorties…) mais aussi d'établir une liste des priorités entre vie privée et publique afin de joindre chaque tâche à sa juste valeur et de hiérarchiser leur exécution.

> Arriver en forme au travail

Lors d'une épreuve sportive, le début de la rencontre est cruciale. Dans une journée de travail, c'est un peu pareil. Pour que la journée (mais aussi la semaine) au bureau se passe dans les meilleures conditions, il faut se mettre tous les moyens pour bien la démarrer. Et cela commence la veille, pendant le sommeil. Comme l'explique la National Sleep Foundation (NSF), organisme américain visant à promouvoir l'éducation du sommeil, cité par Le Figaro, il est conseillé aux adultes (26-64 ans) de dormir entre 7 et 9 heures afin de respecter une bonne hygiène de vie et de gagner de l'énergie pour le lendemain. Enfin, le petit-déjeuner est également clé pour arriver en forme et détendu au bureau. Guirec Gomber, rédacteur web chez RégionsJobs depuis 2011, conseille de se réveiller trente minutes plus tôt (que nécessaire) afin de faire partie de la catégorie des lève-tôt, qui stimulerait le bien-être émotionnel. C'est l'occasion aussi de se faire un premier repas royal (mais pas trop lourd), avec surtout des glucides (présents dans les céréales, légumes secs, produits laitiers...) qui renforcent la concentration et la mémorisation.

> Une bonne communication

Une entreprise, c'est "comme" un club de football. Elle ne peut avancer que s'il y a une bonne entente au sein du groupe. Des disputes trop répétitives doivent amener à un changement, ou à un licenciement, afin de ramener la cohésion nécessaire pour motiver l'équipe. Comme l'explique Conseilrh.ca, site canadien spécialisé dans le secteur communautaire, si un salarié a l'impression d'être incompris, inutile de rajouter des mots ou d'élever la voix, car cela pourrait aggraver la situation au lieu de clarifier les choses. Parfois, le silence est d'or. En revanche, la communication reste indispensable et Conseilrh.ca propose quelques techniques pour bien s'intégrer au bureau. Exemple: parler à la première personne ("je") afin d'énoncer clairement ce que l'on pense au lieu de tourner autour du pot (exemple: "Je suis contrarié lorsque les gens arrivent en retard", au lieu de "Il y a des gens qui pensent que le fait d'arriver en retard..."). Autre exemple: exposer directement ses sentiments et décrire les comportements sans poser de jugement de valeur (exemple: "Vous m'avez interrompu plusieurs fois pendant la rencontre du personnel", au lieu de "Vous cherchez à attirer l'attention et ne faites pas attention aux autres"). Une entreprise, c'est comme une grande famille où l'épanouissement de chacun passera forcément par l'autre. 

> Accepter les critiques

Tout le monde passe par là, donc il ne faut pas se sentir "individuellement" visé. Un salarié recevra forcément des critiques de la part de son supérieur. C'est normal, puisqu'il est (généralement) moins expérimenté, moins bien payé et plus perfectible. En revanche, il est naturel de ne pas supporter les critiques car l'être humain possède un minimum d'ego et, surtout, le salarié peut en réalité avoir raison. Afin de prendre les critiques à bon escient, le magazine économique Capital conseille de réclamer des justifications, sans jamais s'emporter. Exemple: si le patron reproche à un salarié de ne pas être assez courtois avec les clients, le salarié pourrait lui demander des exemples précis: "Avec qui?", "Quand?", "Où?", "Comment"? . Comme l'explique Isabelle Oggero, formatrice en management et consultante chez Orsys, "une critique ne vaut que si elle est justifiée". Selon la spécialiste, il est inutile en revanche de faire répandre la critique à travers les murs de l'entreprise. "L'idéal est d’en parler avec un collègue bienveillant, mais avec lequel vous n’avez pas de relations poussées", conseille Isabelle Oggero. 

 


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