Révélations

1er mai: un collaborateur de Macron filmé en train de frapper un manifestant (vidéo)

Un proche de Macron a été reconnu en train de frapper un manifestant le 1er mai dernier. - © ludovic MARIN / AFP/Archives

Alexandre Benalla, ancien responsable de la sécurité de la campagne présidentielle de Macron, a été reconnu en train de frapper un manifestant le 1er mai dernier. Il a écopé d'une simple mise à pied de 15 jours.

L'homme est chargé de mission auprès du président de la République. Alexandre Benalla a été identifié par le journal Le Monde sur une vidéo le montrant en train de frapper un manifestant à terre lors du 1er mai 2018, en marge des manifestations de la fête du Travail.

Le quotidien du soir précise que ce proche d'Emmanuel Macron équipé d’un casque à visière des forces de l’ordre, alors qu’il n’est pas policier, "s’en est pris à un jeune homme à terre pendant une manifestation qui se tenait place de la Contrescarpe, à Paris. Il s’est vite éloigné, de peur d’être reconnu".

Le jeune homme est d'ailleurs déjà maîtrisé par les CRS au moment au Alexandre Benalla arrive pour lui porter des coups et lui serrer le cou en le maintenant à terre. Le Monde souligne que ce conseiller est bien connu d'Emmanuel Macron puisqu'il "a participé comme responsable de la sécurité à la campagne présidentielle".

Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président, a confirmé que l'homme en train de frapper un manifestant était bien Alexandre Benalla. Il a d'ailleurs justifié sa présence sur les lieux, avec un casque de police, en expliquant que ce dernier l'avait "prévenu deux jours plus tôt qu’il souhaitait participer à une intervention auprès de la préfecture de police pour voir comment se gérait une grande manifestation, à l’occasion du 1er Mai". Et d'ajouter: "Le lendemain de la manifestation, j’ai été avisé par un collaborateur que M. Benalla avait été reconnu sur le terrain en train de participer à des opérations de maintien de l’ordre. J’ai vu les vidéos, je l’ai convoqué le jour même, je lui ai demandé si c’était lui". Ce que l'intéressé va confirmer.

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Informé, Emmanuel Macron va demander une sanction. Elle tombe quelques jours plus tard: une mise à pied de quinze jours pour Alexandre Benalla ainsi que l'assurance d'un licenciement en cas de nouvel écart.

Alexandre Benalla, qui s'est également chargé de la sécurité de François Hollande, est toujours en poste.

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