Conflit syrien

Jaysh al-Izza: comment l'Armée syrienne libre tente d'exister face aux groupes djihadistes et salafistes

Le groupe rebelle syrien Jaysh al-Izza dispose aussi de moyens d'appui non négligeables. - ©DR

Les forces de l'Armée syrienne libre sont dans une situation de plus en plus délicate face à la montée en puissance des groupes djihadistes et salafistes au sein de la rebellion contre Bachar al-Assad, dont l'armée ne cesse de se renforcer. Matteo Puxton, agrégé d'Histoire, spécialiste des questions de défense et observateur de référence du conflit irako-syrien, présente, en partenariat avec "FranceSoir", Jaysh al-Izza, un groupe rebelle qui pourrait pâtir de l'arrêt de l'aide américaine aux rebelles syriens décrété récemment par l'administration Trump

Jaysh al-Izza résulte de la fusion de brigades locales du nord de la province de Hama, autour de Latamneh. Dès 2015, en tant que membre de l'ASL, elle reçoit des missiles antichars TOW de la CIA; en septembre elle est parmi les premières à être visée par les bombardements russes suite à l'intervention de Moscou en Syrie. Début 2016, le groupe reçoit toujours des missiles TOW. Combattant surtout au nord de la province de Hama, le groupe rebelle est en première ligne de l'offensive déclenchée fin mars 2017 au nord de cette agglomération. Disposant de moyens conséquents, elle est entièrement tournée vers le combat contre le régime et ne communique pas trop sur son programme pour le futur de la Syrie: on peut deviner que la formation n'est pas a priori islamiste, mais on ne peut guère en dire plus.

jaysh_al-izza_carte_illustration_1.jpg

Ce contenu n'est pas compatible AMP. Cliquez-ici pour accéder au site mobile

Jaysh al-Izza ("L'armée de la gloire") est un groupe rebelle qui opère principalement au sud de la province d'Idlib, dans la province d'Alep et au nord de la province de Hama. A l'origine, on trouve une formation rebelle constituée par le major Jameel al-Saleh, un officier ayant fait défection de l'armée syrienne, début 2012, et qui rejoint l'Armée Syrienne Libre (ASL). Le groupe devient ensuite la brigade Shuhada Latamneh, et a sa base à Latamneh, au nord de la province de Hama. En 2013, après avoir fusionné avec d'autres brigades, le groupe devient l'Union al-Izza. En 2015, après avoir incorporé d'autres formations, l'Union al-Izza devient l'Armée al-Izza (Tajamou al-Izza). Jaysh al-Izza résulte donc de la fusion de brigades locales, comme la brigade Shuhada Latamneh et la brigade des descendants Abu Obeidah Ibn al-Jarrah. Elle est assez bien organisée en raison de la présence d'un certain nombre d'officiers ayant fait défection. Elle combat à Idlib, Hama et Alep, où elle fait partie d'ailleurs de la coalition Fatah Haleb. Jaysh al-Izza reçoit des missiles TOW de la CIA et fait partie de ces groupes soutenus de nouveau indirectement par les Etats-Unis après l'intervention russe en Syrie de septembre 2015. La formation est d'ailleurs un des premiers groupes frappés par les bombardements aériens russes, qui visent sa base de Latamneh, mais les livraisons de missiles TOW aident à tenir le front à Hama, et le groupe est témoin des problèmes rencontrés par les Russes avec le régime syrien sur la ligne de front.

jaysh_al-izza_carte_illustration_2.jpg

Ce contenu n'est pas compatible AMP. Cliquez-ici pour accéder au site mobile

Jaysh al-Izzah a reçu un lance-missiles antichars TOW des Etats-Unis.

L'ISW qualifie en mars 2016 Jaysh al-Izza de groupe anti-régime, sans agenda islamiste: il continue de recevoir des missiles TOW. Un article de février lui donne 1.000 combattants. Fin juin 2016, Jaysh al-Izza participe à l'offensive dans le nord de la province de Lattaquié, aux côtés de la coalition Jaysh al-Fateh. En septembre, sur le front de Hama, Jaysh al-Izza abat un hélicoptère Gazelle du régime syrien avec un missile américain. En octobre, les combats entre Ahrar al-Sham et Jund al-Aqsa affaiblissent la ligne de front au nord de Hama face au régime, ce que déplore Jaysh al-Izza. En novembre, une source donne au groupe plus de 800 hommes; la brigade al-Asifat au nord de la province de Homs rejoint Jaysh al-Izza, ce qui donne pour la première fois à celle-ci une présence dans cette province de la Syrie.

En mars 2017, Jaysh al-Izza est en pointe de l'offensive déclenchée au nord d'Hama à partir du 21, aux côtés d'Hayat Tahrir al-Sham et d'autres groupes rebelles. L'objectif de l'attaque est d'emporter la ville de Hama, et notamment en prenant deux positions clés: l'aéroport militaire et la montagne Zayn al-Abdeen, à 5 km au nord de Hama, qui domine le secteur et sur laquelle le régime a disposé son artillerie. Si l'offensive connaît un bon début, le régime déploie rapidement des renforts et la Russie déplace son soutien aérien sur ce front, ce qui bloque assez vite l'offensive rebelle. Le 4 avril, un Land Cruiser avec roquettes Grad tire sur les positions du régime en représailles de l'attaque chimique sur Khan Sheykhoun. Le 7 avril, un communiqué du groupe se félicite des frappes américaines sur la base aérienne du régime de Shayrat. Le 14 avril, le canon M-46 de 130 mm du groupe pilonne les positions du régime. Des photos montrent des colonnes de véhicules de Jaysh al-Izza comprenant notamment deux chars T-62M capturés sur le régime. Un missile TOW touche un véhicule du régime le 15 avril, un autre est incendié. Le 19 avril, un autre missile détruit un technical du régime. Le 20 avril, le groupe rebelle repousse une attaque du régime près d'Halfaya: un char T-62 est engagé de même qu'un camion porteur de tubes lance-roquettes.

Le 21 avril, un missile antichar TOW vise une position de canon de 57 mm du régime syrien. Une photo du 23 avril montre un char T-72 du régime syrien capturé. Une photo du 25 avril montre un Land Cruiser avec bitube ZU-23 ouvrir le feu, ainsi qu'un Land Cruiser avec ZPU-4; d'autres capturent un canon M-46 de 130 mm en action et un pick-up avec lance-roquettes. Une vidéo du 27 avril montre le canon M-46 de 130mm du groupe pilonne les positions du régime au nord de Hama. Un reportage photo du 30 avril montre un lance-missiles TOW et un Land Cruiser avec ZPU-4 sur le front au nord de Hama.

jaysh_al-izza_carte_illustration_3.jpg

Ce contenu n'est pas compatible AMP. Cliquez-ici pour accéder au site mobile

Lance-roquettes pour roquettes Grad monté sur un camion léger. Nord de Hama, 20 avril 2017.

Le 2 mai, Jaysh al-Izzah expédie des roquettes artisanales "Elefant" sur Halfaya. Le 4 mai, le groupe tire de nuit au mortier sur les positions du régime au nord de Homs. Le 6 mai, les rebelles expédient plusieurs missiles TOW sur des groupes de combattants du régime. Un des tirs pulvérise aussi un BMP-1 du régime syrien. Une photo du même jour montre le 2S1 Gvozdika du groupe en train de faire feu. Le 7 mai, un reportage photo montre l'utilisation d'un lance-missiles antichars TOW sur des véhicules du régime. Jaysh al-Izzah semble avoir un camp d'entraînement de combattants dans le nord de la province de Homs.

jaysh_al-izza_carte_illustration_4.jpg

Ce contenu n'est pas compatible AMP. Cliquez-ici pour accéder au site mobile

Automoteur d'artillerie 2S1 Gvozdika capturé par Jaysh al-Izzah au régime syrien en action au nord de Hama (6 mai 2017).

Le 3 juin, Jaysh al-Izzah photographie le corps d'un combattant du régime tué lors d'un assaut. Le 21 juin 2017, il annonce avoir détruit un char du régime dans le nord de la province de Hama avec un missile antichar Fagot.

Comme de nombreux groupes liés à l'ASL, Jaysh al-Izza dispose d'un chaîne YouTube (malheureusement supprimée depuis que j'avais publié le portrait du groupe sur mon blog). Le compte Twitter reprend aussi plusieurs communiqués. Le 22 mars 2017 par exemple, le groupe annonce au lendemain du déclenchement de l'offensive au nord de Hama que la ville de Mardeh, peuplée majoritairement de chrétiens, n'est pas un objectif de l'attaque -contrairement aux dires du régime, qui joue de nouveau sur la corde communautaire. Plusieurs vidéos de l'offensive sur Hama sont filmées par drone. La formation, comme de nombreux autres groupes rebelles, est tourné vers le combat immédiat contre le régime, non dans la propagande à propos du futur d'une Syrie sans Assad.

L'emblème de Jaysh al-Izza, visible sur la page Twitter, comprend le nom du groupe, au centre, en blanc sur fond vert, surmonté d'un drapeau avec la shahada (profession de foi musulmane). En-dessous de l'emblème du groupe, on lit le nom de l'opération déclenchée au nord de Hama, titre également d'un nasheed (chant religieux, que l'on ne rencontre pourtant pas dans les vidéos du groupe).

jaysh_al-izza_carte_illustration_5.jpg

Ce contenu n'est pas compatible AMP. Cliquez-ici pour accéder au site mobile

L'emblème de Jaysh al-Izza.

Jaysh al-Izza rend hommage à ses morts à travers des posters. Depuis le début de l'offensive de Hama, le 21 mars, et jusqu'au 6 avril, le groupe reconnaît la mort de 15 combattants, soit presque un par jour. Un martyr est présenté le 23 mars. Un poster présente quatre tués le 24 mars. Deux "martyrs" sont honorés par un poster le 25 mars. Un combattant est honoré le 27 mars. Le 28 mars, Raafat Rahmon est déclaré "martyr" ainsi que  Abdullah al-Hamoud (Abu Arabi). Le 2 avril, un poster rend hommage à Nawaf Saleh. Le 3 avril, il annonce la mort de Abdul Bari Seyyadi et de Ibrahim Khaled Al-Awad, un commandant de brigade. Le 4 avril, le groupe annonce la mort de Mohamed Mahmoud Sweidan. Un de ses combattants est tué le 5 avril, un autre le 6 avril.

Jaysh al-Izzah communique toujours sur ses pertes dans les mois qui suivent. Un combattant est tué le 9 avril. Mohamed Abdel Aziz Rahim est tué le 13 avril. Quatre hommes sont tués le 14 avril. Un combattant est tué le 18 avril. Le 20 avril, Ibrahim Mahmoud al-Ashqar est tué de même qu'un autre combattants et deux commandants du groupe. Un combattant est tué le 23 avril. Un milicien est tué le 24 avril. Trois hommes sont tués le 25 avril. Deux hommes du groupe sont déclarés tués le 26 avril. Trois combattants sont tués le 27 avril. Un combattant de Jaysh al-Izzah est tué le 6 mai de même que quatre autres. Mohammed Tawfiq est tué au nord de Hama le 9 mai. La formation rebelle annonce la mort d'un commandant d'unité au nord de Hama le 10 mai. Le 3 juin, un tweet informe de la mort de Hamdo Mahmoud Nahlawi et un autre combattant au nord de Hama. Le 5 juillet, un tweet annonce la mort de Khaled Mohamed, tué dans le nord de la province de Hama. Le 29 juillet 2017, Jaysh al-Izzah annonce la mort d'Abou Moussab al-Saif, un commandant d'unité, tué dans les combats au nord de Hama. Au total ce sont donc 32 combattants qui sont reconnus morts par Jaysh al-Izzah depuis le 6 avril, jusqu'au 31 juillet.

jaysh_al-izza_carte_illustration_6.jpg

Ce contenu n'est pas compatible AMP. Cliquez-ici pour accéder au site mobile

Ce combattant de Jaysh al-Izzah sur le front de Lattaquié (25 juin 2017) manipule une mitrailleuse Zastava M84.

Le 1er mai, un poster montre les matériels mis hors de combat par les tirs de missiles antichars TOW depuis le début de l'offensive au nord de Hama. Le 2 mai, Jaysh al-Izzah publie un poster récapitulant le butin matériel saisi lors de l'offensive au nord de Hama. Le même jour un autre poster liste les matériels détruits par les tirs de missiles antichars Fagot.

Une analyse des publications de Jaysh al-Izza pour le début de l'offensive au nord de Hama (21 mars-6 avril) offre un bon aperçu de son armement, de ses matériels et tactiques de combat.

Le 20 mars, la veille de l'attaque, une vidéo montre son camp d'entraînement. Les hommes pratiquent des exercices physiques, s'entraînent à arrêter les occupants d'un véhicule, à franchir un cours d'eau et éliminer une sentinelle. Il y a aussi un entraînement au combat en milieu urbain. Malgré cette vidéo montrant une formation quasi militaire, sur le terrain, les miliciens de Jaysh al-Izza ne se distinguent pas par leur discipline de feu ou leur entraînement, qui semble donc limité à une petite partie de la troupe, sans doute destinée à des missions spéciales ou à mener les assauts.

La flotte de véhicules du groupe est, elle, assez conséquente. Le 22 mars, Jaysh al-Izza montre un automoteur d'artillerie 2S1 Gvozdika de 122 mm (les obus de 122 mm portent les marquages, probablement, d'une usine bulgare), pris au régime, en action. Une autre vidéo du même jour filme deux technicals utilisés en tir tendu contre les positions du régime: un Land Cruiser avec ZPU-4 et un autre véhicule. Une 3ème vidéo montre le chargement de boîtes de munitions à l'arrière d'un pick-up; les combattants montent les munitions sur des bandes de mitrailleuses, devant un BTR-60PB pris sur le régime. Le groupe aligne aussi un Land Cruiser avec blindage improvisé sur l'avant et sur les côtés (et blindage SLAT sur l'avant) et un char T-55 avec renforts de tourelle.

jaysh_al-izza_carte_illustration_7.jpg

Ce contenu n'est pas compatible AMP. Cliquez-ici pour accéder au site mobile

Toyota Land Cruiser de Jaysh al-Izzah embarquant un ZPU-4 (30 avril 2017).

Une autre vidéo permet d'apercevoir un char T-55 avec renforts de tourelle. Dans une autre vidéo, Jaysh al-Izza s'empare d'un T-55, d'un T-72 et d'un BMP-1 abandonnés par le régime. Une autre vidéo montre l'utilisation d'un camion avec canon de 37 mm M1939 en tir tendu. On voit également un pick-up avec ZPU-2. Dans une vidéo du 23 mars, on peut voir un pick-up avec ZPU-2 et des motos utilisées par le groupe. Jaysh al-Izza utilise un bulldozer pour niveler une position défensive du régime capturée. Le 24 mars, le groupe filme de nouveau son 2S1 en action, de même que le 26 mars, le 27 mars. Le 27 mars, un Land Cruiser appuie les fantassins en tir tendu. Le 28 mars, Jaysh al-Izza engage un BMP-1 et le BTR-60PB, ainsi qu'un char T-55M. Le 2S1 tire de nouveau ce jour-là. Le groupe déploie aussi un Land Cruiser avec bitube ZU-23 en tir tendu. Le 2S1 est de nouveau en action le 2 avril, de même que deux Land Cruiser avec ZU-23 et ZPU-2. Le 4 avril, un Land Cruiser avec 14 tubes lance-roquettes Grad (122 mm) entre en action. Le 2S1 ouvre à nouveau le feu le 5 avril.

Jaysh al-Izza, pendant l'offensive, tire de nombreux missiles antichars avec deux lanceurs (TOW et Fagot). Le 22 mars, une vidéo montre un premier tir de missile antichar TOW contre ce qui est identifié comme un char T-72 du régime. Le 23 mars, un deuxième tir de TOW touche un camion portant un bitube de 37 mm. Un Fagot est utilisé pour cibler une position avec mitrailleuse KPV. Le 24 mars, un troisième tir de missile TOW est effectué sur un char présenté comme un T-90 (mais qui est en fait un T-62M du 5ème corps). Le 25 mars, le quatrième tir de missile TOW frappe un regroupement de combattants du régime. Le 26 mars, un cinquième tir de missile TOW vise un char désigné comme un T-90. Le 27 mars, le sixième tir de missile TOW frappe un attroupement de combattants du régime. Le 31 mars, le septième tir de missile TOW touche un BMP-1. Le huitième tir de TOW le 2 avril vise un char T-72. Un deuxième tir de Fagot, le même jour, vise un canon de 37 mm. Le 3 avril, le neuvième tir de missile antichar TOW touche un char. Le dixième tir de TOW, le 4 avril, frappe un lance-roquettes du régime sur pick-up. Le 5 avril, le troisième tir de Fagot cible un canon de 57 mm sur véhicule. Le onzième tir de TOW frappe un T-72 le 6 avril. Sur la période, il y a donc eu 11 tirs de missiles TOW et trois de Fagot, soit presque un par jour.

Jaysh al-Izza dispose aussi de moyens d'appui non négligeables. Le 22 mars, une vidéo filme un canon M-46 de 130 mm (avec instructions sur le côté en anglais) qui expédie trois obus sur les positions du régime. Une autre vidéo montre également un mortier lourd de 120 mm, plusieurs mortiers moyens de 81-82 mm, et trois mortiers artisanaux. Dans une autre vidéo, les fantassins de Jaysh al-Izzah s'emparent d'un mortier abandonné par le régime. Le 23 mars, on peut revoir la batterie de mortiers moyens en action. On voit encore les mortiers de 81/120 mais aussi un mortier léger de 60 mm. Le 24 mars, un mortier de 81 mm pilonne les positions adverses de même qu'un canon sans recul SPG-9. Les mortiers interviennent encore le 28 mars. Le 3 avril, le M-46 ouvre de nouveau le feu. Le 6 avril, un mortier de 120 mm pilonne les positions du régime.

jaysh_al-izza_carte_illustration_8.jpg

Ce contenu n'est pas compatible AMP. Cliquez-ici pour accéder au site mobile

Canon M-46 de 130 mm en action. 25 avril 2017

D'après une vidéo du 22 mars, le groupe de combat standard compte une dizaine d'hommes, des fantassins armés d'AK, un tireur PK et un tireur RPG-7. L'infanterie est assez nombreuse: on voit parfois à l'image plusieurs dizaines de combattants. Un des tués, le commandant de brigade, est armé sur le poster d'un lance-grenades RBG-6 croate. Dans cette vidéo, la caméra filme trois corps de combattants du régime. Une vidéo du 23 mars montre un autre corps de combattant du régime. Le 29 mars, une autre séquence montre une dizaine de corps de combattants du régime. Le 2 avril, ce sont encore deux corps qui sont filmés. Les fantassins de Jaysh al-Izza, malgré la vidéo présentant le camp d'entraînement, sont de qualité moyenne: la discipline de feu de certains est quasi nulle, alors que d'autres sont beaucoup plus méthodiques.

Des photos du 25 juin 2017 montrent les hommes de Jaysh al-Izzah sur le front de Lattaquié, avec une mitrailleuse Zastava M84. Le 26 juin 2017, quatre photos du groupe montre ses combattants dans la province de Homs: les fantassins disposent d'un RPG-7, d'une mitrailleuse PK, d'AK-47.

Jaysh al-Izzah fait donc partie de ces groupes liés à l'Armée syrienne libre, coincés entre les djihadistes (Hayat Tahrir al-Sham), d'autres formations islamistes ou salafistes (Ahrar al-Sham) et le régime syrien soutenu par ses alliés étrangers. L'arrêt de l'aide américaine aux rebelles syriens décrétée récémment par l'administration Trump augure mal du sort de groupes rebelles comme Jaysh al-Izzah.

Merci à Mathieu Morant et à @GlobalEventMaps.


Voir la version optimisée mobile de cet article