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Air France: les suppressions de postes peuvent être évitées selon la direction

Selon la direction d'Air France, le dialogue a repris avec les syndicats "de façon sereine et constructive". - ©Jacky Naegelen/Reuters

La direction d'Air France a fait savoir ce jeudi qu'elle considérait que les suppressions de postes tant redoutées pourraient être évitées. Cela grâce à une reprise des négociations avec les différents représentants syndicaux.

Une issue de secours semble avoir été ouverte chez Air France pour éviter la suppression de 2.900 postes. Ce jeudi la compagnie a fait savoir que son président, Alexandre de Juniac et l'ensemble de la direction espèrent encore trouver un accord avec les représentants syndicaux, plutôt qu'un plan de suppressions de postes.

Après un conseil d'administration d'Air France-KLM, la compagnie a fait savoir par un communiqué que la direction a "noté que les organisations syndicales préfèrent un plan de croissance de l'activité dont la mise en œuvre est conditionnée à des économies de coûts négociées plutôt qu'un plan de restructuration aux conséquences sociales plus lourdes".

Air France souligne également que le dialogue s'est apaisé après les incidents qui ont émaillé le comité central d'entreprise (CCE) lundi 5 octobre. La compagnie souligne d'ailleurs qu'Alexandre de Juniac a rencontré les différentes organisations syndicales et que la "reprise du dialogue s'est déroulée de façon sereine et constructive".

Cette annonce de la part d'Air France intervient  après les déclarations de Ségolène Royal et Manuel Valls, invitant à privilégier la négociation pour éviter les suppressions de postes. Des déclarations dont le poids a pu être supérieur à celui des mots, l'Etat détenant une part non négligeable d'Air France (17%).

Le retour de la mise en place du plan "Perform 20" serait donc possible. Celui-ci demande un effort de temps de travail et de productivité aux salariés, sans augmentation de salaire, cela afin d'éviter les suppressions de postes. Devant l'échec des premières négociations, Air France avait alors évoqué comme "plan B" la suppression de 2.900 postes avec l'objectif d'y parvenir par des départs volontaires, mais sans totalement exclure les licenciements secs.

 


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