Comme un léger espoir

Athènes propose des réformes: les bourses européennes ouvrent en forte hausse

Les bourses européennes ont ouvert en forte hausse, ce vendredi matin (photo d'illustration). - ©Ralph Orlowski/Reuters

Portées par les propositions de réformes soumises par Alexis Tspiras à ses créanciers jeudi 9, les bourses européennes ont ouvert en forte hausse ce vendredi. Selon les traders, les investisseurs ont repris confiance quant à un possible accord entre la Grèce et ses partenaires européens lors du sommet de dimanche prochain 12 juillet.

Les bourses européennes ont ouvert en forte hausse ce vendredi, après que la Grèce a annoncé jeudi 9 en fin de soirée ses propositions de réformes en échange d'argent et d'une nouvelle restructuration de sa dette. Dans ce texte qui doit être validé ce vendredi par le Parlement grec et plus tard par le Parlement allemand, le Premier ministre Alexis Tspiras accepte de faire certaines concessions à ses créanciers. Notamment sur le plan fiscal.

Les milieux financiers ont accueilli cela favorablement. Ainsi, à Paris, en début de matinée, le CAC-40 a augmenté de 2,32%. Succédant à une hausse de 3,31% en deux séances (également portée par l'espoir d'un compromis entre la Grèce et ses créanciers), cette dernière augmentation devrait permettre à l’indice de finir cette semaine sur un gain. A Francfort, le Dax a progressé dans la matinée de 2,2% et à Londres le FTSE a augmenté de 1,17%. Les indices EuroStoxx 50 de la zone euro et FTSEurofirst 300 affichaient quant à eux une augmentation respective de 2,38% et 2,58%. Et si tous les secteurs affichaient une sensible hausse, c’est dans l’automobile (+2,13%) et dans les banques (+2%) que les augmentations ont été les plus marquées.

Selon les traders, grâce aux nouvelles propositions d’Athènes, certains investisseurs osent espérer un accord entre la Grèce et ses partenaires européens lors du sommet extraordinaire qui réunira les 28 chefs d’Etat de l’Union européenne à Bruxelles dimanche prochain 12 juillet.

Mais le texte d’Alexis Tsipras doit d’abord être examiné par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne (BCE), principaux créanciers de la Grèce, puis par les ministres des Finances de la zone euro. Dans ses propositions, le Premier ministre grec s’engage notamment à augmenter la TVA et l’âge du départ à la retraite. Il promet également de supprimer certaines niches fiscales, comme celles accordées aux îles les plus touristiques par exemple, et de réduire le budget de la Défense de 300 millions d’euros sur deux ans. 

 

 


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