Gros sous

DSK: "J’ai probablement perdu mon investissement"

Dominique Strauss-Kahn livre sa version des faits. - ©Gonzalo Fuentes/Reuters

Dominique Strauss-Kahn se retrouve une nouvelle fois dans la tourmente. Dans une interview au "Parisien/Aujourd’hui en France" ce jeudi, il s’explique sur le suicide son associé et la débâcle financière de l’entreprise qu’il cogérait.

L’ancien directeur du Fonds Monétaire International (FMI) avait cofondé il y a un peu plus d’un an avec l’homme d’affaires franco-israélien Thierry Leyne une société de gestion d’actifs, LSK (Leyne-Strauss-Kahn & Partners). A la suite du suicide de son associé le 23 octobre dernier, ce fonds d’investissements luxembourgeois a été placé en "sursis de payement".

"Cette histoire est un véritable drame humain", déclare Dominique Strauss-Kahn, ajoutant cependant que son associé avait contracté "une série d’emprunts excessifs" qui expliquerait son geste.

DSK assure qu'il avait pris ses distances professionnelles avec Thierry Leyne (il avait quitté la présidence du groupe trois jours avant le suicide de son associé). "J'ai décidé de démissionner de la présidence de LSK pour deux raisons. J'ai constaté à la fin de l'été que le projet n'était pas conforme à ce que nous avions envisagé ensemble et ne correspondait pas à ce que je cherchais", indique-t-il.

"J’ai probablement perdu mon investissement"

Interrogé par le journal sur la présence "d'argent sale" dans certaines sociétés du groupe LSK, l'ancien leader du FMI répond "pas à ma connaissance", tout en précisant qu'il était lui-même "président non exécutif" tandis que Thierry Leyne était "administrateur-délégué, et c'est lui qui gérait la société".

"J'ai probablement perdu mon investissement et n'ai jamais perçu aucune rémunération. A mon échelle, c'est beaucoup d'argent", admet l’ancien patron du FMI, assurant à propos de son associé: "je le connaissais depuis peu de temps, il m'a été présenté par une amie de très longue date qui était devenue sa compagne".

Affaire du Carlton: DSK est "serein"   

Interrogé en fin d’entretien sur l’affaire du Carlton de Lille qui doit être jugée dans trois mois, Dominique Strauss-Kahn assure être "serein" et précise que le procureur a requis un non-lieu contre lui. Il ajoute que "cette histoire a été montée en épingle et j'ai bon espoir que le tribunal me rendra justice en février".   


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