Le mouvement continue

Grève des routiers: vers une pénurie d'essence?

Une pénurie d'essence pourrait se profiler si la grève perdure. - ©Damien Meyer/AFP

Les conducteurs de camions transportant des matières dangereuses ont repris leur grève ce lundi. Le mouvement avait débuté en plein week-end de l'Ascension vendredi. Il devrait s'intensifier, notamment en province selon la CGT-Transport, ce qui fait craindre une possible pénurie de carburant.

Les routiers ont repris leur grève ce lundi 29 mai, mouvement qu'ils avaient débuté vendredi 26, en plein week-end de l'Ascension. Ce sont plus particulièrement les conducteurs de camions transportant des matières dangereuses, comme le carburant, le gaz ou des produits chimiques, qui sont mécontents et qui demandent la reconnaissance de spécificités, liées au transport de matières dangereuses. Les salariés, soutenus par la CGT, revendiquent aussi un salaire minimal de 14 euros de l'heure (contre 9,73 euros actuellement) et un treizième mois.

"Nous voulons travailler dix heures par jour maximum, contre douze heures, et un repos hebdomadaire de quarante-cinq heures consécutives", a expliqué le leader de la CGT-Transport, Jérôme Vérité, au journal Le Parisien. Pour lui, les salariés du groupe Total pourraient se joindre à leur mouvement alors qu'aucune discussion avec le patronat n'est encore prévue.

Un blocage qui pourrait être, à terme, la source d'une pénurie d'essence. Car le mouvement pourrait ce durcir à partir de ce lundi 29 selon la fédération CGT-Transport qui prévoit une étendue de la grève à la province. En effet, la contestation était jusqu'alors largement concentrée en Ile-de-France. Déjà sans ravitaillement depuis deux jours (vendredi 26 et samedi 27), certaines stations services pourraient très bientôt se retrouver à sec. Pour le quotidien, la contestation pourrait se faire ressentir dès ce lundi 29: les stations-service ne peuvent tenir qu'environ trois jours sans être ravitaillées. Certaines d'entre elles, en Ile-de-France, rencontrent déjà certaines difficultés.

Fabrice Michaud, de la CGT-Transport affirmait ce lundi: que "70 à 80%" des stations services franciliennes étaient "en risque de rupture de stock", un fait démenti par l'UFIP (Union française des industrie pétrolières).


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