"Pas de perte financière"

L'Egypte achète les deux navires Mistral

La France avait annulé la vente des Mistral à la Russie suite à la crise ukrainienne. - ©Stéphane Mahé/Reuters

La présidence de la République a fait savoir ce mercredi que l'Egypte et la France avait conclu la vente des deux navires Mistral qui devaient être livrés à la Russie. Le prix de vente n'a pas été communiqué mais le gouvernement affirme que la France n'y a pas perdu d'argent.

Voilà une bonne chose de faite. Les deux navires Mistral, épine à plusieurs centaines de millions d'euros dans le pied du gouvernement depuis plus d'un an, ont été rachetés par l'Egypte, a annoncé la présidence de la République. Cela via un communiqué laconique: "Le Président de la République s’est entretenu avec le Président (égyptien, NDLR) Sissi. Ils se sont accordés sur le principe et les modalités de l’acquisition par l’Egypte des deux bâtiments de projection et de commandement de classe Mistral".

Le montant de la vente, principal sujet de polémique, n'a cependant pas (encore) été communiqué. L'enjeu principal pour le gouvernement est en effet de combler le déficit provoqué par l'annulation du contrat avec la Russie pour cause de crise en Ukraine. Selon les chiffres présentés début septembre par le gouvernement, le remboursement à Moscou s'est élevé à 949,8 millions d'euros. Il s'agissait donc de revendre les deux navires pour au moins cette somme.

Une négociation qu'on imagine difficile, ne serait-ce que parce que les acheteurs savaient que la France était pressée de vendre. De plus, les Mistral avaient dû être équipés  pour l'armement et les équipages russes. Des travaux sur lesquels il faudra revenir avant une livraison à l'Egypte, et donc une nouvelle source de dépenses. Reste à savoir qui en aura la charge. Mais le porte-parole du gouvernement l'assure: "il n'y a pas de perte financière sur la vente"

Le prix unitaire d'un Mistral est estimé à environ 600 millions d'euros, mais il peut varier selon les préparations à effectuer et les modalités du contrat. Signé en juin 2011 avec la Russie, ce contrat était présenté comme une aubaine pour l’industrie navale française. D’un montant de 1,2 milliard d’euros pour deux Mistral (plus deux en option) et le transfert de la technologie nécessaire à sa construction, il s’agissait du plus important contrat jamais signé entre un pays membre de l’OTAN et la Russie.

 


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