Au fil de l'eau

Prélèvement à la source: deux Français sur trois sont pour, selon un sondage

Sept Français sur dix estiment également que le poids des prélèvements est "excessif". - ©Terra Nova/Flickr

Plus des deux tiers des Français se disent favorables à l'instauration du prélèvement à la source, selon un sondage Odoxa publié ce samedi. Un avis partagé par les sympathisants de gauche comme de droite.

L'objectif est de fluidifier le prélèvement de l'impôt. Annoncée récemment par François Hollande, la réforme visant à instaurer le prélèvement à la source, serpent de mer de la politique fiscale, séduit les Français. Plus des deux tiers d'entre eux seraient ainsi en faveur de la mise en place mesure, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien-Aujourd'hui en France et i>Télé publié ce samedi.

Ce sont donc 64% des personnes interrogées qui se déclarent favorables "au prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, c'est-à-dire à ce qu'il soit prélevé directement sur la fiche de paie", dont 43% de répondants qui y sont "plutôt favorables" et 21% "très favorables". A l'inverse, un total de 35% des sondés sont opposés à la réforme, dont 21% "plutôt opposés" et 14% "très opposés" (1% ne se prononce pas).

Dans le détail, la réforme semble convaincre à gauche comme à droite puisque "si les trois quarts des sympathisants de gauche soutiennent le principe (73%), 6 sympathisants de droite sur 10 y sont également favorables", détaille Odoxa. Enfin, l'institut souligne également que "les catégories de revenus les plus favorisées approuvent encore plus largement que les autres cette mesure", ce qui est une "+originalité+ pour une mesure fiscale décidée par la gauche".

Quant aux motivations de François Hollande pour mettre –enfin– en place cette mesure, 57% des sondés estiment que le président de la République l'a annoncée "parce qu'il estime que c'est une mesure qui le favorisera électoralement", contre 42% "parce qu'il estime que c'est une mesure bonne pour la France et les Français". Enfin, 71% des personnes interrogées estiment que le poids des prélèvements est "excessif" (contre 72% l'an dernier), et 26% "élevé mais supportable".

 


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