Géant des mers

Saint-Nazaire: mise à l'eau du plus gros paquebot du monde

Le "Harmony of the Seas", le plus gros paquebot du monde, a été mis à l'eau pour la première fois ce vendredi à Saint-Nazaire. - ©Salon-Gomis Sébastien/Sipa

Le "Harmony of the Seas", le plus gros paquebot du monde, a été mis à l'eau pour la première fois ce vendredi à Saint-Nazaire. Aux deux-tiers terminé, il a rejoint un bassin de construction depuis une cale sèche sous le regard de plus de 12.000 personnes présentes au lever du jour pour l'événement.

"J'étais un bateau gigantesque, capable de croiser mille ans. J'étais un géant, j'étais presque, presqu'aussi fort que l'océan", chantait Michel Sardou à propos du paquebot France. Le chanteur français pourrait revoir ses superlatifs car, ce vendredi, les chantiers navals de Saint-Nazaire (STX France) ont mis à l'eau le plus grand paquebot du monde, le Harmony of the Seas.

Ce géant des mers, long de 362 mètres, large de 66 mètres et haut de 70 mètres (soit plus long que trois terrains de foot et égalant la taille d’un immeuble de 30 étages), et capable d'emporter près de 9.000 personnes, équipage compris, n'est pas encore tout à fait terminé. Selon la société STX, sa construction est achevée à 66%. Il y a quelques mois, Royal Caribbean (RCCL), la compagnie qui possède le navire, avait indiqué que son futur paquebot star serait mis en service début avril 2016. Les premiers essais en mer devraient intervenir en février prochain.

Avec un peu d'avance sur l'horaire prévu (en raison de la pression atmosphérique), l'Harmony of the Seas a quitté la forme de construction B vers 6h30 sous les yeux émerveillés de près de 12.000 personnes. Les huit puissants remorqueurs Boluda, nécessaires au déplacement de ce mastodonte, qui l'entouraient l'ont emmené pour son premier voyage vers le bassin C où se déroulera toute la phase d'armement et l'aménagement des 18 ponts du navire, dont la coque pèse à elle seule le poids de six Tour Eiffel.

Plus de 2.500 personnes ont retravaillé à l'assemblage de la coque du navire, dont le coût de contruction est estimé à 900 millions d'euros.

Un sister-ship (quasiment identique), livrable en 2018, est également en construction aux chantiers navals de Saint-Nazaire, qui doivent construire pour une autre filiale de RCCL deux paquebots de classe "Edge", de moindre envergure. Il y a des domaines où le "made in france" a vraiment le vent en poupe...

 


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