Polémique

Force ouvrière: hôtel de luxe pour les dirigeants sur fond de succession difficile

Les dirigeants de Force ouvrière sont hébergés dans un hôtel 5 étoiles pour le congrès de Lille. - © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP/Archives

Le 24ème congrès de Force ouvrière, marqué par le départ de Jean-Claude Mailly, s'est ouvert lundi à Lille. Alors que les tensions au sein du syndicat sont vives, une polémique sur l'hôtel cinq étoiles privatisé par les dirigeants pour l'occasion a créé un début de polémique.

La polémique s'est invitée pour le dernier congrès de Jean-Claude Mailly comme secrétaire général de Force Ouvrière. En cause: le palace dans lequel sont logés depuis lundi 23 à Lille les dirigeants du syndicat.

La Voix du Nord révèle en effet ce jeudi 26 qu'une quinzaine de membres des hautes instances de FO sont hébergés dans un hôtel 5 étoiles de la capitale des Flandres. Le palace dont les prix des chambres oscilleraient selon le quotidien entre 250 euros et 500 euros la nuit aurait été entièrement privatisé pour l'occasion.

Outre le fait que ce standing ne correspond pas vraiment à l'image d'une confédération de syndicats de salariés, l'hébergement n'aurait pas été du même niveau pour les autres membres. Mais FO balaye l'image de dirigeants se vautrant dans le luxe.

Voir: Force ouvrière en congrès à Lille pour tourner la page Mailly

Selon Aziza Aït-Abba, secrétaire de Jean-Claude Mailly cité par le quotidien régional, ce n'est pas le confort qui a motivé ce choix mais la nécessité de trouver "un endroit calme où travailler tranquillement durant cette semaine décisive". Des préoccupations auxquelles se serait ajoutée la nécessité que le lieu soit bien situé pour éviter de perdre trop de temps dans les transports.

Les différents syndicats qui composent Force ouvrière auraient d'ailleurs eu toute liberté de proposer des établissements de différents standings aux quelque 4.000 membres conviés à ce congrès.

La polémique n'a pas éclipsé un climat assez tendu, à l'heure du bilan pour Jean-Claude Mailly. Une partie des troupes FO ont en effet jugé trop conciliantes ses positions sur les ordonnances Macron réformant le droit du travail, alors que FO avait défilé aux côtés de la CGT pour s'opposer à la loi El-Khomri un an plus tôt. Un point de vue notamment partagé par Pascal Pavageau, qui doit officiellement succéder vendredi 27 à Jean-Claude Mailly.


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