Fin de grève

Les Atsem obtiennent plus de reconnaissance du gouvernement

Le statut des Atsem, qui accompagnent au quotidien les enfants en école maternelle, n'avait pas évolué depuis 1992. - ©Charles Platiau/Reuters

La ministre de la Fonction publique a promis aux Atsem -agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles- que leurs conditions de travail allaient être améliorées et que d'autres changements sont à prévoir dès la rentrée prochaine.

Après une première journée de grève le 14 décembre, et de nouvelles actions sociales le 1er février, les Atsem ont enfin obtenu des réponses du gouvernement, notamment sur la reconnaissance de leur statut.

Les Atsem (littéralement: agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) entendaient également décrocher une revalorisation de leur rémunération. Ce lundi 13, Annick Girardin s'est engagée auprès de ces personnes indispensables au quotidien pour les tout-petits, et travaillant en étroite collaboration avec les enseignants. La ministre de la Fonction publique a promis que "le gouvernement apporterait des réponses, premièrement en clarifiant les missions confiées aux Atsem, dès la rentrée prochaine".

 

 

"L’Atsem et l’enseignant forment souvent un duo soudé et complémentaire. Si le métier est humainement valorisant, les difficultés sont réelles: des missions trop floues, des conditions de travail parfois extrêmement difficiles, un manque de débouchés et de perspectives" a expliqué la ministre, promettant encore une fois un éclaircissement de statut. Statut qui n'a jamais évolué depuis 1992 malgré l'évolution constante du métier.

Annick Girardin a ainsi validé plusieurs propositions du rapport du Conseil supérieur de la fonction publique, qui lui avait été présenté le 2 février dernier. Ces derniers temps, submergés par le travail avec les nouveaux rythmes scolaires, les Atsem avaient accéléré leur mouvement social. Et ont donc enfin obtenu gain de cause, en partie en tout cas. Car si un "droit de reclassement" est prévu (reconnaissance de pénibilité des taches), ainsi qu'une possibilité d'évolution professionnelle, aucune hausse de salaires n'a été négociée (en dehors de celle accordée à tous les agents de la fonction publique).

 


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