Intrusion

Nucléaire: Greenpeace s'introduit une nouvelle fois dans une centrale, les précédents (vidéo)

Des membres de Greenpeace se sont une nouvelle fois introduits dans une centrale nucléaire. - ©Charly Triballeau / AFP

Des membres de Greenpeace se sont introduits ce jeudi matin dans la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle), déclenchant un feu d'artifice à proximité. L'occasion de rappeler que l'ONG est une habituée de ce genre d'opération coup de poing. Retour sur les précédents.

Leur combat est loin d'être terminé. Des membres de Greenpeace se sont introduits ce jeudi 12 au matin dans la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle), déclenchant un feu d'artifice à proximité. Une action qui visait à interpeller l'opinion publique sur le risque nucléaire en cas de potentiels actes malveillants. Elle fait suite à la publication d'un rapport selon lequel les piscines d'entreposage des centrales, qui peuvent chacune contenir plusieurs centaines de tonnes de combustible usé, sont particulièrement exposées à des risques d'attaques.

Pour rappel, ce n'est pas la première fois que des activistes de Greenpeace s'introduisent dans des centrales nucléaires pour dénoncer de tels dangers. A tel point que l'ONG est devenue la spécialiste de ce genre d'opération coup de poing. Retour sur les actions de ces dernières années qui ont marqué les esprits.

>Fessenheim

Pour dénoncer les risques que cette énergie représente, des militants de Greenpeace s'étaient introduits en mars 2014 dans la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin). Cachés dans le conteneur d'un camion, ils avaient pénétré sur le site un peu avant 6h du matin. Une douzaine d'entre eux étaient montés sur le toit d'un des réacteurs pour y déployer une banderole, laquelle portait le slogan: "Stop risking Europe".

>Tricastin

L'intrusion de celle de Tricastin dans la Drôme remonte au mois de juillet 2013. Des activistes étaient montés sur les infrastructures entourant les réacteurs pour y déployer deux banderoles. Rapidement, les autorités avaient assuré qu'ils n'avaient pas accédé aux "zones sensibles" précisant que tous les militants avaient été interpellés.

>Bugey

L'action avait beaucoup fait parler d'elle. En mai 2012, un militant de l'ONG avait réussi à survoler et atterrir dans la centrale du Bugey (Ain) en parapente à moteur alors que le survol de ces installations est strictement interdit dans un rayon de 10 kilomètres et à moins de 1.000 mètres de hauteur. La personne avait été arrêtée au moment où elle avait touché terre.

>Cruas et Nogent-sur-Seine

Toujours dans le même but, des membres de l'organisation écologiste étaient parvenus le 4 décembre 2011 à pénétrer les centrales de Nogent-sur-Seine (Aube) et de Cruas (Ardèche) et a déjoué la surveillance pendant près de 14 heures. L'ONG avait même publié une vidéo de cette action avant que les autorités ne se rendent compte de l'intrusion. Finalement, les deux militants avaient finalement été relaxés. 


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