Conditionnelle

Jean-Claude Romand, le faux médecin qui a tué sa famille, bientôt libre?

Jean-Claude Romand a été condamné à la prison à perpétuité. - ©Capture d'écran YouTube

Le 9 janvier 1993, Jean-Claude Romand massacre toute sa famille et tente de se suicider: alors qu'il se faisait passer pour un médecin depuis plus de dix ans, son imposture allait être démasquée. Condamné à perpétuité, il pourrait bientôt sortir de prison.

Il est au centre de l'une des affaires criminelles françaises les plus marquantes des années 1990 en France. Et il vient de demander sa libération conditionnelle de Jean-Claude Romand, condamné en 1996 à la prison à perpétuité et une peine de sûreté de 22 ans pour avoir massacré sa femme, ses deux enfants et ses parents est libérable depuis 2015. Il a déposé un dossier pour espérer quitter la Maison centrale de Saint-Maur non loin de Châteauroux.

Plus que l'horreur des crimes, c'est le contexte de l'affaire qui semblait, à l'époque, à peine croyable. Jean-Claude Romand qui avait entamé des études de médecine en 1972 ne dépassera jamais la deuxième année du cursus mais mentira à ses parents, ses amis et sa future femme, en se réinscrivant chaque année et en faisaint croire qu'il poursuivait avec succès ses études. Il parviendra ensuite à faire croire à tout son entourage et à ses collègues qu'il exerçait la profession de médecin alors qu'il n'en était rien.

Résidant à Prévessin-Moëns dans l'Ain de la Suisse, il expliquait qu'il était chercheur spécialiste en cardiologie à l'Organisation mondiale de la santé à Genève en Suisse et partait "au travail" chaque matin. Dans les faits, il errait dans la région et lisait des ouvrages spécialisés de médecine pendant son temps libre, ce qui lui a permis de se forger une culture scientifique qui trompera tous les "confrères" qu'il fréquentait. Pour vivre, il escroquait son entourage en leur soutirant des sommes dont il prétendait qu'elles étaient placées en Suisse. Il s'assurait ainsi un train de vie conforme à l'image sociale qu'il avait créé.

Lire aussi: Pour obtenir sa libération conditionnelle, Marc Dutroux envoie une lettre aux proches de ses victimes

En janvier 1993,la machine se grippe. Sa maîtresse, qui lui avait confié son argent, lui réclamait ses fonds et sa femme ne comprenait pas pourquoi elle ne pouvait le joindre ou le voir à l'OMS. Acculé, Jean-Claude Romand avait choisi d'en finir en emmenant sa famille avec lui.

Il tuera sa femme à coups de rouleau à pâtisserie puis tirera une balle dans la tête de ses deux jeunes enfants de cinq et sept ans. Il ira ensuite abattre ses parents, et tentera enfin d'assassiner sa maîtresse mais lui laissera finalement la vie sauve. Revenu chez lui, il avalera des barbituriques et mettra le feu à son domicile. Les pompiers parviendront à le sauver.

Si Jean-Claude Romand était libéré (il est âgé de 64 ans), il pourrait être soumis à un contrôle judiciaire strict pendant dix ans. Selon une information de France bleu, la commission chargé de rendre une décision à cette requête se prononcera le 18 septembre. Les experts psychiatres auraient déjà donné leur feu vert.

Voir aussi: 

Bissonnet, condamné à 20 ans, mis en liberté conditionnelle

Dany Leprince, condamné pour quadruple meurtre, remis en liberté conditionnelle


Voir la version optimisée mobile de cet article
Poursuivre sur Francesoir.fr