"Marches des fiertés"

Nantes: nouvel acte de vandalisme homophobe (photo)

L'installation aux couleurs LGBT venait à peine d'être restaurée. - © GREGOR FISCHER / DPA/AFP/Archives

Une installation aux couleurs LGBT a été vandalisée dans la nuit de dimanche à lundi à Nantes. Les "Marches des fiertés", venaient à peine d'être restaurées après avoir été dégradées peu après leur création. L'association à l'origine de l'installation et la maire de la ville ont annoncé porter plainte.

A peine repeintes, une nouvelle fois vandalisées. Les "Marches des fiertés" de Nantes, un escalier peint aux couleurs du drapeau arc-en ciel symbole de la communauté LGBT ont été dégradées dans la nuit de dimanche 9 à ce lundi 10.

Mises en place en juin dernier en préliminaire de la fameuse "marche des fiertés" (la gay pride), l'installation avait rapidement été taguée d'un "Légalisez la pédophilie", puis une partie des marches avait été repeinte en blanc.

Des bénévoles avaient, samedi 8, redonné son aspect originel à l'installation. Mais il n'a pas fallu 48 heures pour que celle-ci soit à nouveau dégradée. Ce lundi 10 au matin, l'escalier avait été recouvert d'une matière noire et visqueuse.

Voir: Metz: des dégradations homophobes signées par un groupuscule d'extrême droite

Sur Twitter, Noé Parpet, de l’association Nosig, à l’initiative de la décoration des marches, a annoncé qu’il irait "porter plainte très prochainement" et devrait être imité par la ville." Marches des Fiertés à nouveau vandalisées: à Nantes, nous ne transigeons pas avec les valeurs et nous refusons l'intolérance et toutes formes de violence. La Ville va porter plainte et interviendra au + vite pour effacer les dégradations afin de restaurer ce symbole de l'égalité", a ainsi déclaré la maire de Nantes Johanna Rolland.

En 2017, "SOS Homophobie a recueilli 1.650 témoignages d'actes (homophobes)", en augmentation de 4,8% par rapport à 2016 (1.575 témoignages), une année qui avait déjà enregistré une forte hausse (+19,5%), a observé en mai dernier l'association. Les manifestations de rejet (62%) et les insultes (52%) sont les faits les plus fréquemment relevés, devant les cas de discrimination (34%), de harcèlement (20%) et de menaces et chantage (19%).

L'association expliquait alors craindre que le débat sur la PMA "pour toutes" provoque une nouvelle flambée de ces actes, comme cela avait été le cas lors de la loi instaurant le mariage pour tous.

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