Dysfonctionnements

Pédophile récidiviste, l'animateur accusé de 2 viols et 13 agressions sexuelles

L'accusé a reconnu devant les enquêteurs des pulsions pédophiles. - © VALERY HACHE / AFP/Archives

Un jeune homme âgé de 29 ans comparaît à partir de ce vendredi pour des agressions sexuelles et des viols sur mineur. Il a reconnu une partie des faits. Mais les familles des petites victimes veulent surtout comprendre: les penchants criminels de cet éducateur avaient été signalés à sa hiérarchie dès 2012.

Ses petites victimes sont âgées de 5 à 8 ans seulement. Un ancien animateur périscolaire qui travaillait dans des écoles de Courbevoie comparaît à partir de ce vendredi 7 devant les assises des Hauts-de-Seine pour des accusations de viols et agressions sexuelles sur mineurs. Au-delà de la reconnaissance du mal fait à leurs enfants, les familles attendent surtout des explications: dès 2012 la mairie avait été alerté des penchants de cet animateur mais l'a pourtant laissé continuer à travailler avec des enfants.

Retour sur les faits. Fin 2012 puis mi-2013, l'accusé, Edouard de B., est accusé d'attouchements par des enfants. Sa hiérarchie décide de le suspendre quatre mois avant de... l'affecter à un poste d'animateur périscolaire en école primaire. Sur le banc des accusés, le jeune homme de 29 ans a lui-même avoué sa "surprise" suite à cette décision. Puis de confier, cité par 20Minutes: "mes parents disent que c'était une erreur".

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De fait, alors qu'il est chargé d'activités d'animation dans trois écoles de Courbevoie, Edouard de B. aurait récidivé. Les enfants interrogés par les enquêteurs dénoncent des attouchements et des l'exhibition, mais pas seulement. "On parle de fellations et d’une suspicion de sodomie", explique son avocat. Devant les enquêteurs, l'homme a reconnu avoir des pulsions.

Pour autant, l'ex-animateur se défend de tout viol, reconnaissant uniquement les agressions sexuelles.

Mais cette affaire s'illustre également par l'inaction des services municipaux. Pourquoi n'ont-ils pas prévenu la police? Pourquoi aucune surveillance de l'agent n'a été mise en place? La directrice de la structure de la mairie l'employant a elle-même reconnu en audition que sa gestion du dossier n'a pas été "efficace".

Insuffisant pour les parents qui réclament que la lumière soit faite aussi sur ce volet de l'affaire. "Ils ont l’impression que le VAL de Courbevoie (la structure employant Edouard de B., NDLR) a servi leurs enfants sur un plateau d’argent à ce prédateur", dénonce une avocate des parties civiles.

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