Collectif anonyme

Toulouse: ils squattent la maison d'un retraité pour accueillir des SDF

La famille du retraité a saisi un huissier pour entamer une procédure d'expulsion. - © LOIC VENANCE / AFP/Archives

Un collectif anonyme a décidé de squatter la résidence d'un retraité pour y accueillir des SDF à Toulouse. Les riverains soutiennent le propriétaire de la maison qui vit dans une maison de repos.

Un retraité toulousain a eu la désagréable surprise de constater que son logement était squatté une nouvelle fois. Le propriétaire de cette maison vit dans une maison de repos, mais s'est tout de même rapidement aperçu que des individus s'étaient appropriés son bien.

Les voisins du retraité ont tenté de faire partir les squatteurs, en vain, a indiqué La Dépêche du Midi.

"Ils nous ont dit que c’était une résidence secondaire, et qu’ils avaient donc le droit de la réquisitionner pour loger des sans-domicile fixe", a expliqué une voisine. La maison serait squattée depuis le 31 août.

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Les squatteurs ont dit être issus d'un collectif anonyme et accueillent des SDF sans autorisation.

Les proches du retraité se mobilisent donc pour ne pas que leur aîné ne soit spolié. Son neveu a ainsi fait appel à un huissier pour obtenir un référé d'expulsion.

Cette procédure est cependant très fastidieuse et longue. Le propriétaire devra faire constater que son logement est bien occupé puis attendre une action en justice. Si la procédure est décidée durant la trêve hivernale, le juge pourra cependant estimer que les squatteurs ne sont pas expulsables.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que la maison est squattée. "La maison a déjà été squattée l’hiver dernier. Les gens venaient simplement y dormir. Puis, le propriétaire a fait poser une porte blindée, fait couper l’électricité et enlever la boîte aux lettres. Ce qui n’a pas empêché des gens d’essayer de la squatter en juin", a fait remarquer un voisin.

"C’est malheureux, travailler toute sa vie pour voir toutes ses affaires personnelles entreposées sous une bâche, dans son propre jardin", a quant à elle confié une riveraine. Selon La Dépêche, une maison du même quartier a aussi été squattée en 2015. Le propriétaire avait dû attendre plusieurs mois avant de la retrouver.

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