Mise en garde

Arrêt du tabac: ne changez pas de patch à la légère

Selon l'ANSM, les patchs ne sont pas substituables les uns aux autres. - ©Capture d'écran YouTube

Dans un communiqué publié lundi sur son site Internet, l'ANSM a expliqué que deux patchs de nicotine de marques différentes n'avaient rien à voir et qu'ils ne pouvaient pas se substituer. Les patients risquent des symptômes de manque ou de surdosage.

Ils sont des milliers à utiliser des patchs de nicotine pour arrêter de fumer. Mais ces produits, disponibles en pharmacie, doivent être pris avec beaucoup de précautions comme l'explique l'ANSM dans une note publiée lundi 29 sur son site Internet. L'organisme a mis en garde les consommateurs leur expliquant que deux patchs de nicotine de marques différentes n'avaient rien à voir et qu'il était donc fortement déconseillé d'en changer lorsqu'ils avaient trouvé celui qui leur correspondait. Concrètement, ils ne sont pas substituables l'un à l'autre.  

"La biodisponibilité de ces patchs, c’est-à-dire la vitesse et la fraction absorbée du principe actif pour produire son action thérapeutique", n’a pu être comparée que pour certaines marques. C'est pourquoi, "pour un même dosage, deux patchs de nicotine de marque différente peuvent libérer le principe actif plus ou moins rapidement au cours de la période indiquée", a prévenu l'agence précisant que la bioéquivalence entre les patchs ne pouvait "donc être garantie".

Toujours d'après l'organisme, un changement de patch peut entraîner certains effets indésirables comme  des symptômes de manque (irritabilité, anxiété, perturbations du sommeil) ou bien des symptômes de surdosage (nausées, maux de tête ou palpitations). Enfin, l'ANSM a tenu à rappeler que l'efficacité du sevrage tabagique était "généralement améliorée" s’il était "accompagné d’un suivi et de conseils délivrés par un professionnel de santé".

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Selon le site Tabac Info Service, trois méthodes pour arrêter de fumer sont reconnues comme efficaces: les traitements substitutifs nicotiniques, les thérapies comportementales et cognitives et les traitements qui agissent sur le système nerveux central (bupropion LP et varénicline).

D’autres méthodes comme l’utilisation de la cigarette électronique, l’hypnose ou encore l’acupuncture peuvent être utilisées par certains mais l’efficacité de ces méthodes n’est pas officiellement reconnue.


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