Etude

Les gels hydroalcooliques rendent certaines bactéries plus résistantes

Les gels hydroalcooliques restent efficaces. - ©Mychele Daniau/AFP

Selon une étude scientifique dévoilée mercredi, les gels hydroalcooliques rendraient certaines bactéries -qu'elles sont censées combattre- plus résistantes. Cela ne signifie pas pour autant que ces lotions sont inefficaces selon les chercheurs.

Et si les gels hydroalcooliques devenaient inefficaces? Des chercheurs se sont posés la question. Et les résultats de leur étude ont été publiés mercredi 1er août dans la revue Science Transnational Medicine.

Les scientifiques ont analysé une centaine d'échantillons bactériens prélevés entre 1997 et 2015 dans deux hôpitaux situés à Melbourne, en Australie.

Ils ont alors constaté que la bactérie Enterococcus faecium était devenue plus résistante aux solutions diluées à 23% d'isopropanol, présent dans la composition de très nombreux gels hydroalcooliques, utilisés dans les hôpitaux.

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Mais ce n'est pas tout. Ils ont aussi remarqué que, dans le même temps, le nombre d'infection à l'Enterococcus faecium avait augmenté. Si la bactérie est naturellement présente dans l'intestin humain, elle peut aussi se transmettre en milieu hospitalier à l'aide de différents appareils comme les assistances respiratoires ou les cathéters.

L'étude se veut donc alarmante mais ce gel dilué à "seulement" 23% d'isipropanol n'est que très rarement utilisé en milieu hospitalier. Les conclusions de la recherche font d'ailleurs état de bien meilleurs résultats avec des solutions diluées à 70%, que l'on retrouve quasi toujours dans les hôpitaux.

"Avec de l’isopropanol à pleine puissance (70%), l’élimination des bactéries était totale, sans différence entre les prélèvements", ont ainsi indiqué les scientifiques qui ont tout de même mis en garde la population sur l'utilisation de solutions diluées à 23%.

"Nos résultats ne sonnent pas le glas des gels antibactériens pour les mains. Mais ils montrent qu’on ne peut pas uniquement se reposer sur des désinfectants à base d’alcool pour contrôler l’E. faecium en milieu hospitalier", a indiqué Tim Stinear, microbiologiste à l’Université de Melbourne et coauteur de l’étude, cité par Le Figaro.

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