Clichés

Schizophrénie: montrer la "réalité" des malades pour "déstigmatiser" (vidéo)

La vidéo veut montrer la "réalité" dont sont prisonniers les schizophrènes. - ©Capture d'écran

Mal connue, la schizophrénie est de mieux en mieux traitée mais les malades et leurs familles souffrent également des clichés véhiculés par la société. La Fondation Pierre Deniker a publié ce mercredi une vidéo afin de faire comprendre au grand public ce que vivent les schizophrènes.

"La société véhicule une image caricaturale et violente" des personnes souffrant de schizophrénie juge la Fondation Pierre Deniker qui lutte contre cette pathologie. Elle a donc lancé ce mercredi 2 une campagne de sensibilisation pour "déstigmatiser" la maladie.

Cela en essayant à travers une idée originale de faire comprendre au grand public ce que ressentent les malades, prisonniers d'une autre réalité. La vidéo montre donc un jeune homme portant constamment un casque de réalité virtuel. Il peut agir et interagir "normalement" au quotidien, mais parfois il voit une réalité déformée, effrayante, angoissante, des persécutions qui n'existent pas mais que le malade perçoit pourtant.

Victime des clichées, la schizophrénie est régulièrement associé dans l'imaginaire populaire à une "folie" destructrice, au "dédoublement de la personnalité". En réalité, elle se caractérise par "un ensemble de symptômes très variables. Les plus impressionnants sont les délires et les hallucinations, mais les plus invalidants sont le retrait social et les difficultés cognitives", explique l'Inserm.

Une image négative et inquiétante alors que "prise à temps, elle se soigne de mieux en mieux. L’inclusion dans le monde du travail est aujourd’hui possible. Par ailleurs les statistiques le montrent: contrairement aux clichés, les personnes atteintes de schizophrénie sont avant tout dangereuses pour elles-mêmes: le taux de suicide est en effet beaucoup plus important que le taux national", précise la Fondation Pierre Deniker.

Lire aussi: "Se libérer des troubles anxieux grâce à la réalité virtuelle", et si la technologie était la solution?

Si les hallucinations sont le plus souvent auditives, l'association a fait le choix de les présenter sur le plan visuel dans cette vidéo afin de faire comprendre, à travers ce personnage qui ne peut enlever son casque, "la réalité qui s'impose" aux malades.

La campagne met également l'accent sur les proches des schizophrènes, à la fois victimes collatérales de la maladie et des clichés véhiculés, et première source d'aide pour les malades. La schizophrénie concerne 600.000 personnes en France.


Voir la version optimisée mobile de cet article