Produits toxiques?

Ulcères, brûlures, allergies: faut-il avoir peur des chaussures "made in china"?

Les deux femmes avaient acheté des chaussures fabriquées en Chine (illustration). - ©Johanna Leguerre/AFP

Deux femmes vivant dans la région de Valenciennes (Nord) ont subi d'importantes lésions aux pieds après avoir porté des chaussures fabriquées en Chine. Révélées lundi et mercredi, ces éléments ont alertés la Direction départementale de la protection de la population.

Il s'agit pour l'instant de deux cas isolés, mais ils créent une certaine inquiétude -notamment dans le Nord où ils se sont produits- quant aux risques liés aux chaussures fabriquées en Chine. En quelques jours, deux cas de personnes ayant eu de graves problèmes aux pieds après l'achat de nouvelles chaussures ont été relevés par La Voix du Nord.

Le premier, rapporté lundi 17, concerne une femme vivant dans la région de Valenciennes. Pour supporter la dernière vague de chaleur elle a porté des chaussures légères, achetées l'année passée dans une enseigne à bas prix. Après deux jours, ses pieds sont devenus enflés, rouges, des cloques se sont formées comme après une brûlure. Son médecin lui a prescri des corticoïdes puis des antibiotiques. Il a diagnostiqué une allergie provoquée par une substance présente dans les chaussures.

Mercredi 19, le quotidien local révélait un second cas, toujours dans la même région. Une femme qui venait d'acheter une paire chez Chaussea a connu gonflements, inflammation du tendon, ulcère et arrêt maladie.

Dans les deux cas, les chaussures étaient importées de Chine. Coïncidence? Difficile à dire. Ce deux cas aparraissent comme un chiffre assez faible au regard de la quantité de chaussures importées de Chine chaque année, mais la Direction départementale de la protection de la population serait prête à se saisir du dossier.

Il faudra cependant mener des analyses complémentaires pour savoir quelles substances sont en causes et si elles sont autorisées ou non dans les produits vendus en France. La direction de Chaussea a assuré de son côté de "la qualité et la conformité de nos produits aux normes françaises et européennes", ajoutant que "le lien de causalité entre l’ulcère au pied et le port de nos chaussures ne peut, à ce jour, pas être prouvé".

La première victime évoque le formaldéhyde (formol) utilisé pour protéger les chaussures durant le transport, et dont les taux sont réglementés quand il s'agit de vêtements, mais pas pour les chaussures.

 


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