Belgique

Accusée d'avoir étranglé son petit frère, la jeune fille est acquittée

Le procès de la jeune femme soupçonnée d'avoir tué son petit frère s'est clôturé sur un acquittement. - © LOIC VENANCE / AFP/Archives

Une jeune femme était soupçonnée d'avoir étranglé à mort son petit frère, alors âgé de quatre ans, qu'elle devait garder. Elle a été acquittée jeudi par le tribunal de Bruxelles.

Elle avait toujours clamé son innocence. Une jeune femme de 20 ans a été acquittée des lourdes charges qui pesaient contre elle jeudi 15 par le tribunal de Bruxelles. En effet, elle était accusée d'avoir étranglé à mort son petit frère de 4 ans, en 2015. La jeune femme, libérée sous conditions début 2017, comparaissait libre au procès après avoir passé 14 mois en détention.

Les faits se sont déroulés au premier jour des vacances d'été, la jeune femme devait alors garder l'enfant alors que les deux parents travaillaient. Elle avait alors envoyé un message à son petit-copains, lui expliquant être "bloquée à la maison" à cause de ce babysitting.

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Mais dans l'après-midi, la prévenue a appelé une voisine à l'aide. C'est alors que cette dernière a découvert le corps inanimé de l'enfant. Une heure plus tard les secours ne pourront que constater son décès dû à "une asphyxie mécanique" suite à un étranglement. Le petit cadavre présentait en effet des lésions au cou ainsi qu'au visage.

Peu de temps avant l'enfant avait déjà été hospitalisé. Il était en détresse respiratoire, les faits avait eu lieu alors qu'il était sous la garde de sa sœur aînée. Pour le médecin légiste, cet incident constitue une première tentative d'homicide.

Au cours de l'enquête trois diagnostics de médecins légistes ont abouti à des conclusions différentes, l'un d'eux évoquant une crise d'épilepsie et l'autre une pathologie respiratoire. Et lors du procès, qui s'est ouvert lundi 12, un pédiatre urgentiste a expliqué à la cour que le sillon de strangulation observé sur le cou du garçonnet pouvait avoir été causé par un masque respiratoire, posé sur le visage avec un lien noué autour du cou.

"Le décès de la victime ne peut être relié avec certitude à l'intervention d'un tiers", a tranché donc la cour.

 


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