Plans B, c'est permis

Permis de conduire: les astuces pour payer moins cher

"Permispascher" propose l'heure de conduite à 28 euros. - ©Permispascher/Facebook

En attendant une possible réforme du permis de conduire, des alternatives moins longues et à moindre coût, souvent méconnues du grand public, existent. Des astuces, de plus en plus prisées, qui permettent aux candidats d'obtenir le précieux sésame plus facilement, en réduisant la facture et les délais d'attente.

 

Auto-écoles moins chères, permis à un euro par jour, examen passé à l’étranger et validé pour la France, statut de candidat libre, comparatifs pour faire jouer la concurrence: voici quelques pistes et astuce pour passer le permis de conduire moins cher et plus vite.

 

•L'AUTO-ECOLE LOW-COST

Passer son permis de conduire sans casser sa tirelire, c’est aujourd’hui possible. Pour cela, de nombreux jeunes se tournent vers les auto-écoles low-cost. Si cette pratique est assez récente, de plus en plus d'entrepreneurs explorent le créneau du permis à bas prix

C'est notamment le cas de Guillaume Wryk, fondateur de "Permispascher", une auto-école low-cost implantée depuis février 2013 à Lambersart (Nord) qui attire de plus en plus de jeunes, certains effectuant même parfois le déplacement depuis l’Île-de-France.

Alors que le budget moyen pour obtenir le papier rose excède souvent 1.000 euros, l’entreprise propose des avantages attractifs tels que le forfait 20 heures à 740 euros, ou l’heure de conduite facturée seulement 28 euros, sous certaines conditions. Si le candidat s’y prend 15 jours à l’avance pour réserver ses heures, tout en abandonnant son droit d’annulation ou d’échange, il peut bénéficier du prix low-cost et ainsi économiser jusqu’à 650 euros en moyenne. Fort de son succès, Guillaume Wryk a même l'intention de s'implanter à Saint-Quentin (Aisne) en juin puis en région parisienne dès la rentrée.

 

•PERMIS A UN EURO PAR JOUR 

Le "permis à un euro par jour" est un dispositif mis en place par l’État qui concerne aussi bien la formation initiale que la conduite accompagnée. Tous les jeunes de 18 à 25 ans peuvent en bénéficier. Ce prêt à taux zéro, d’un montant de 30 euros par mois, s'applique dans les écoles de conduite partenaires de l'opération.

Compris entre 800 et 1.200 euros et remboursable sur 40 mois maximum, ce prêt peut aussi être complété d'une "bourse" au permis de conduire d'un montant de 400 euros, versée par sa commune, parfois en contrepartie de quelques heures de travaux d’intérêt général. Aujourd'hui, une soixantaine de villes proposent ces bourses.

Chômeurs et bénéficiaires du RSA peuvent aussi faire jouer de leurs droits pour solliciter une aide financière de 1.200 euros maximum auprès de Pôle Emploi. Aussi, dans certaines conditions, une aide financière attribuée par l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l'insertion des personnes handicapées) peut être versée aux personnes handicapées.

 

•PASSER SON PERMIS A L'ETRANGER

Et si partir au bout du monde était l'ultime recours? Aujourd’hui, ils sont de plus en plus nombreux à passer leur permis de conduire à l’étranger. Souvent plus simple et moins coûteuse, cette pratique est légale lorsque les candidats séjournent au moins six mois dans le pays, du fait d'attaches personnelles ou professionnelles. 

Si ce phénomène se développe, il reste encore limité, du fait des conditions restrictives l’encadrant. Pour passer son permis à l’étranger, il faut que le pays en question ait passé un accord de réciprocité avec la France. Aujourd’hui, près de 150 pays ont fait cette démarche. C’est le cas de la plupart des pays européens mais aussi de certains pays situés hors Union européenne, comme le Maroc où le permis de conduire peut coûter moins de 300 euros (contre 1.500 euros en moyenne en France). Des prix beaucoup plus avantageux qui séduisent les plus déterminés. 

Reste ensuite à régulariser le papier rose sur le territoire français en préfecture, dans un délai d'un an après son retour. Si le permis a été délivré par un Etat membre de l’UE ou de l’Espace Economique Européen, l’échange du permis en un permis français est facultatif, alors que s’il a été délivré par un Etat situé hors de l’UE, l’échange est obligatoire, ce qui peut prendre parfois beaucoup de temps. 

 

•COMPAREZ

Pour ne pas se ruiner, il est important de comparer les tarifs et le taux de réussite de chaque auto-école. "Il ne faut pas se contenter de celle en bas de chez soi", explique à FranceSoir Olivier Gayraud, chargé de mission à la CLCV (Consommation Logement et Cadre de Vie). S’il n’est pas toujours facile de se renseigner, le site VroomVroom propose aux internautes une plate-forme simple, transparente et interactive où les auto-écoles sont référencées selon leur taux de réussite. 

Pour plus d’informations, une carte interactive réalisée par L’Express expose les différences de prix et de délais d’attente selon les départements. Et sans surprise, ce sont les zones urbaines qui sont particulièrement surchargées. Pourtant, ces inégalités ne sont pas une fatalité. Rien n’empêche au candidat souhaitant avoir son permis de conduire de le passer hors de son lieu de résidence. Mais attention: changer de département n’est pas sans risques. En milieu rural et urbain, la conduite est différente. Il est alors conseillé de rester sur place plus longtemps afin de connaître un peu mieux la région.

 

•LE PERMIS EN CANDIDAT LIBRE

Une autre solution, c'est de se passer d'auto-école et de présenter l'examen du permis de conduire en candidat libre. Une fois la demande de permis déposée en préfecture, il est possible de circuler librement, toujours accompagné, mais seulement au volant d'une voiture à doubles commandes. Une économie réelle puisque la location de ce type de véhicule coûte, à l'heure, environ la moitié du prix d'une heure de conduite. Le passer en candidat libre peut diviser la facture par trois, en comparaison d’un forfait d’auto-école. 

Pour l’examen du code, aucun frais n’est à prévoir. En revanche, l’épreuve pratique sur route nécessite de justifier de 20 heures de conduite au minimum: des heures de conduite facturées à l’heure par l’établissement de location de véhicules à doubles commandes, et qui doivent avoir été faites avec un conducteur ayant son permis depuis au moins cinq ans et n'ayant fait l'objet d'aucune annulation ou suspension durant cette période. Pour les justifier, le candidat devra remettre à son examinateur, le jour de l’examen, la facture des heures de conduite effectuées et un formulaire administratif, le tout rempli et délivré par l’entreprise de location. 


Voir la version optimisée mobile de cet article
Poursuivre sur Francesoir.fr