Japon: ils sanctionnent un salarié pour des pauses de 3 minutes, ils s'excusent à la télévision (vidéo)

Le salarié prenait des pauses pour s'acheter à manger. - © Martin BUREAU / AFP

Lundi, des représentants de la ville de Kobe se sont excusés publiquement à la télévision. Une entreprise publique de distribution de l'eau avait sanctionné financièrement un salarié pour un motif dérisoire –de courtes pauses pour s'acheter à manger– provoquant la colère d'internautes sur les réseaux sociaux.

Ses supérieurs l'ont sanctionné pour un motif futile, ils ont dû s'excuser publiquement à la télévision. Un salarié d'une entreprise publique japonaise de distribution de l'eau a subi une retenue sur salaire d'une demi-journée pour un motif dérisoire: l'homme s'est absenté entre septembre 2017 et mars 2018 de son bureau pour un total de 78 minutes. Agé de 64 ans, cet employé a quitté à 26 reprises son poste pendant trois minutes, le temps de s'arrêter à une supérette et s'acheter un panier-repas.

Visiblement très rigoriste, un de ses supérieurs a repéré le sexagénaire en le voyant par la fenêtre se rendre au magasin, alors qu'il était censé être à son poste. Une faute mineure –les absences se déroulaient bien pendant les heures de travail et non pendant la pause-déjeuner– qui aurait dû valoir sans doute une vague remontrance. Mais les dirigeants de Kobe City Waterworks ont décidé de sévir avec la retenue estimant que le salarié avait commis une faute sérieuse.

Mais l'affaire a fuité et l'opinion publique –via les réseaux sociaux– a sévèrement critiqué cette rigidité extrême des employeurs.

Face au scandale naissant, des représentants de la municipalité ont dû se plier lundi 18 à une pratique nippone pour le moins étrange d'un point de vue occidental: la convocation de la presse pour une autocritique et des excuses télévisuelles avec inclinaison de rigueur.

(Voir ci-dessous les images des excuses des dirigeants de Kobe City Waterfronts)

Une idée d'ailleurs moyennement bien accueillie par les réseaux sociaux nippons qui ont estimé que cette "culture de l'excuse" était tout aussi délétère que l'absurdité de la sanction imposée au salarié.


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