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Usain Bolt : “Je ne connais pas mes limites”

Quatrième étape de l’AF Golden League, le Stade de France revêtira demain ses habits de fête pour le passage d’Usain Bolt, le triple champion olympique.

C’est l’été, Usain Bolt porte son éternel tee-shirt jaune et, infatigable, enchaîne avec une facilité déconcertante les chronos et les pitreries. Une nouvelle fois débordant d’entrain lors de la conférence de presse du meeting Paris-Saint-Denis, le roi du 100 et du 200 mètres a répété son envie de marquer l’histoire, d’abord au Stade de France, vendredi, puis en août lors des Championnats du monde de Berlin.

FRANCE-SOIR. Les absences au Stade de France d’Asafa Powell et de Tyson Gay limiteront la concurrence. Sont-elles de nature à empêcher un éventuel record du monde, faute d’adversité ?
USAIN BOLT. Battre un record du monde dépend de plusieurs facteurs : le vent, le temps, la piste… L’absence de concurrence peut même, au contraire, vous libérer et enlever un peu de pression. Je ne pense pas que j’ai besoin de concurrence pour battre un record du monde.

Qui est le meilleur sprinteur du monde entre Tyson Gay et vous ?
On me pose toujours cette question… Qui est le plus fort entre nous deux ? Je ne sais pas. Je sais juste que je n’ai peur de personne. Je m’entraîne et travaille chaque jour pour le battre.

Quelles sont vos limites ?
Je ne connais pas mes limites.

Où en êtes-vous de votre préparation pour les Championnats du monde de Berlin, du 15 au 23 août prochain ?
Ce meeting de Paris constitue une préparation très importante pour moi, déjà. J’ai été battu lors des derniers championnats en 2005 et j’espère prendre ma revanche pour entrer dans la légende. Mon départ à Ostrava n’a pas été terrible, mais j’en ai parlé avec mon entraîneur pour l’améliorer. Si je poursuis dans ma dynamique actuelle, je montrerai que les Jeux olympiques de Pékin n’ont pas été qu’un coup d’éclat sans lendemain.

Qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis un an et Pékin ?
Il y a beaucoup de médias, je signe énormément d’autographes. Mais les personnes qui comptent dans ma vie sont toujours là. Je continue à jouer aux jeux vidéo, à rester chez moi. Je n’ai pas vraiment changé depuis Pékin.

Ce personnage de showman que vous vous êtes façonné peut-il se retourner contre vous ?
Cela m’amuse de donner du plaisir au public. Avec la musique, c’est l’un des moyens que j’ai pour me décontracter avant une course. D’ailleurs il y aura peut-être une nouveauté dans mes pas de danse en cas de victoire à Berlin (rire).

Vous êtes l’idole de nombreux jeunes, notamment en Jamaïque. Et vous, adolescent, quelles étaient vos idoles ?
Je regardais émerveillé courir Michael Johnson à la télévision. Il courait le 200 mètres, comme moi. Il a été un modèle. Mais bien d’autres athlètes m’ont également marqué, comme Don Quarrie, le premier grand sprinteur de notre pays (NDLR : qui remporta la médaille d’or sur 200 mètres en 1976).

Vous êtes aussi un supporteur de Manchester United. Que pensez-vous du départ au Real de Madrid de Cristiano Ronaldo ?
Cela serait mentir d’affirmer que je ne suis pas déçu par son départ, mais je continuerai malgré tout à encourager Manchester ! Je ne suis pas inquiet. Sir Alex est un grand entraîneur et nous avons le meilleur milieu de terrain du monde.

Avez-vous déjà songé à votre après-carrière ? Pourriez-vous devenir entraîneur en Jamaïque, pour former la relève du sprint ?
Je ne pense pas, non. Quand ce moment viendra, j’en aurais probablement assez de l’athlétisme ! Je me vois plutôt dans les pieds sous un bureau, confortablement assis sur une chaise (rire).

Recordman du monde du 100 mètres en 9’69, Usain Bolt porte haut les couleurs de la Jamaïque. © Recordman du monde du 100 mètres en 9’69, Usain Bolt porte haut les couleurs de la Jamaïque.

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