Catalogne: des sénateurs français dénoncent "la répression d'élus", l'exécutif les rappelle à l'ordre

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Par AFP - Paris
Publié le 25 mars 2019 - 21:28
Cet article provient directement de l'AFP (Agence France Presse)
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Leaders séparatistes catalans à l'ouverture de leur procès le 12 février 2019 à Madrid
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© Emilio Naranjo / POOL/AFP/Archives
Leaders séparatistes catalans à l'ouverture de leur procès le 12 février 2019 à Madrid
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Le gouvernement français a affirmé lundi son clair soutien à "l'unité de l'Espagne", en forme de rappel à l'ordre après la tribune de sénateurs dénonçant "la répression d'élus" indépendantistes catalans, dont certains sont en procès.

"Il n'appartient pas à la France de s'immiscer dans des procédures judiciaires en cours", écrit le Quai d'Orsay dans un communiqué, rappelant l'attachement de la France "à l'unité et à l'intégrité de l'Espagne".

"C’est un sujet qui relève de la responsabilité de l’Espagne, qui est un État de droit, dans lequel personne –fut-il parlementaire français- n’a à s’immiscer", avait auparavant twitté la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau.

"A l'heure où l'esprit d'unité et de solidarité doit plus que jamais nous guider dans la relance du projet européen, les autorités françaises rappellent leur attachement à une Espagne forte et unie et leur plein soutien aux autorités espagnoles", souligne le Quai d'Orsay.

La France réaffirme sa pleine "confiance dans la capacité de la démocratie espagnole à conduire un dialogue politique apaisé, respectueux de la légalité constitutionnelle et de l'Etat de droit".

Une mise au point après un appel lancé par 41 sénateurs de droite (LR), du parti présidentiel LREM, comme de gauche (PS, PCF) et publié par le sénateur (LREM) André Gattolin dimanche sur le site en ligne Médiapart.

Ces élus dénoncent "la répression d'élus légitimes, représentants politiques de la Generalitat de Catalogne, emprisonnés ou forcés à l'exil pour leurs opinions dans l'exercice des mandats que leur ont confiés les électeurs".

Constatant "une véritable atteinte aux droits et aux libertés démocratiques", ils demandent à la France et aux pays de l'Union européennes d'intervenir "pour rétablir les conditions du dialogue afin de trouver des solutions politiques à un problème politique".

L'ancien Premier ministre Manuel Valls, candidat à la mairie de Barcelone, avait réagi sur twitter qualifiant le manifeste "d'irresponsable" et invitant "ces 41 sénateurs à suivre en direct le procès de ceux qui ont violé la Constitution espagnole". Il a par la suite salué "le soutien du gouvernement français à l'unité de l'Espagne".

Douze anciens élus ou responsables d'associations indépendantistes comparaissent depuis le 12 février pour la tenue d'un référendum d'autodétermination interdit le 1er octobre 2017 et la proclamation d'une "république catalane indépendante" le 27 octobre.

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