Expo Velázquez au Grand Palais: le "peintre des peintres" (DIAPORAMA)

Expo Velázquez au Grand Palais: le "peintre des peintres" (DIAPORAMA)

Publié le :

Vendredi 03 Avril 2015 - 01:20

Mise à jour :

Lundi 06 Avril 2015 - 11:50
L'exposition sur Diego Velázquez (1599-1660) au Grand Palais à Paris est un événement. Jamais un rassemblement de toiles du peintre espagnol, portraitiste officiel de la Cour du roi Philippe IV d'Espagne, n'avait eu lieu en France.
©National Gallery of London/RMN
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C'est l'un des événements de l'année dans le domaine de la peinture: l'exposition Velázquez, qui vient de s'ouvrir au Grand Palais à Paris (jusqu'au 13 juillet), est une première en France.

Bien qu’il soit l’un des artistes les plus célèbres et les plus admirés hier comme aujourd’hui, aucune exposition monographique n’avait jamais montré en France le génie de celui que Manet qualifiait de "peintre des peintres".

La rareté de ses tableaux (à peine plus d’une centaine) et leur légitime concentration au musée du Prado à Madrid "rendent particulièrement difficile l’organisation d’une rétrospective complète. C’est cependant le défi relevé par le musée du Louvre et le Grand Palais, qui joignent leur force en collaboration avec le Kunsthistorishes Museum de Vienne et avec l’appui généreux du musée du Prado", soulignent les responsables de l'exposition.

Né à Séville en 1599, Diego Velázquez (ou Vélasquez selon l'orthographe française) fut formé très jeune dans l’atelier de Francisco Pacheco, peintre influent et lettré de la capitale andalouse, avant de tenter sa chance à Madrid et de devenir, en 1623, le peintre attitré du roi Philippe IV (1605-1665), au moment où l'Espagne dominait le monde.

Beaucoup des 57 oeuvres de Velázquez exposées au Grand Palais sont donc des portraits des membres de la Cour d'Espagne: roi, reine, infant, nains, bouffons, etc. Seule oeuvre d'importance qui manque, son chef d'oeuvre, les Ménines, trésor national espagnol, qui ne quitte pas le musée du Prado.

Mais ces portraits officiels ne sont qu'une partie de l'exposition. Une première section s’attache à évoquer le climat artistique de l’Andalousie au début du XVIIe siècle, mettant en perspective les premières œuvres de Velázquez. Puis est abordée la veine naturaliste et picaresque de la peinture de Velázquez, autour de ses scènes de cuisine et de taverne.

Dans la deuxième partie, après les premiers contacts avec Madrid, les tableaux de la Cour de Philippe IV constituent le point fort de l'exposition, avec notamment un intérêt porté à l'infant Baltasar Carlos, fils chéri et héritier attendu de la Couronne, mais qui mourut quelques jours avant ses 17 ans et ne succéda donc pas à son père.

La troisième et dernière partie, dédiée à la dernière décennie du peintre, montre également ses principaux portraits à la Cour de Madrid, mais aussi à Rome autour du pape Innocent X, à l’occasion de son second voyage en Italie. Le portrait d'Innocent X, daté de 1650, d'une modernité étonnante (il fascinait Francis Bacon), est l'une des pièces maîtresses de l'exposition.

Autre point fort, loin de la Cour d'Espagne ou du Vatican: La toilette de Vénus, ou Vénus au miroir, grand mystère de l'histoire du peintre –et de la peinture espagnole. Seul nu peint par Velázquez, "plus belle nuque de l’histoire de la peinture" selon le Grand Palais, "plus belle chute de reins" selon d'autres plus prosaïques, ce tableau fascinant et d'un naturel inouï a été peint entre 1647 et 1951, "sans que l’on s’accorde sur une date avant, pendant ou après le second séjour italien du peintre", soulignent les responsables de l'exposition.

On ignore également quelle beauté a posé, de dos, dans le plus simple appareil. Certains historiens pensent qu'il s'agit d'une maîtresse italienne de Velázquez, mais le mystère demeure. En tout cas, "si l’œuvre constitue une réponse superbe aux nombreuses nudités vénitiennes des collections royales, le nu demeure rare dans la peinture espagnole", rappelle le Grand Palais.

> Renseignements sur le site du Grand Palais ou au 01.44.13.17.17.

(Voir ci-dessous la playlist vidéo de présentation de l'exposition): 

 

"La Vénus au miroir", le tableau le plus mystérieux de Velázquez.


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