New York: des toilettes publiques en or massif au musée Guggenheim

New York: des toilettes publiques en or massif au musée Guggenheim

Publié le :

Vendredi 16 Septembre 2016 - 19:59

Mise à jour :

Vendredi 16 Septembre 2016 - 20:02
Des toilettes en or massif, à disposition des visiteurs, ont été installés ce vendredi dans le musée Guggenheim de New York. Cette installation est l'œuvre de l'artiste italien Maurizio Cattelan, connu notamment pour avoir réalisé "Him", une sculpture en cire représentant Hitler.
©William Edwards/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Voilà qui n'est pas banal. Les visiteurs du musée Guggenheim de New York (Etats-Unis) pourront désormais se soulager dans des toilettes en or massif.  Signée par l'artiste italien Maurizio Cattelan et baptisée America, cette œuvre comprend siège, cuvette et chasse d’eau opérationnels. Toutefois, pour éviter les dégradations, un garde est dorénavant posté à l'extérieur des toilettes, a déclaré le musée, qui s’est refusé à préciser le prix de l’or utilisé pour cette œuvre.

Agé de 55 ans, l'artiste italien, qui signe son grand retour, est connu pour ses œuvres insolites, devenues parfois polémiques. Il a notamment réalisé Him, une sculpture en cire de 2001 représentant Hitler, revendue plus de 17 millions de dollars (près de 15 millions d’euros).  Originaire de Padoue et issu d’un milieu très populaire, il est également l'auteur de la Nona Ora, une statue en cire du pape Jean-Paul II écrasé par une météorite. Récemment, en 2010, il avait installé devant le Palais de la bourse à Milan, à l'occasion d'une exposition personnelle, un doigt d'honneur de 11 mètres de haut.

Pour faire honneur à son travail, le musée Guggenheim de New-York lui avait d'ailleurs consacré en 2011 une énorme rétrospective suite à sa décision de se retirer du monde de l'art. Au total, 128 pièces étaient représentés. L'occasion pour lui de donner plusieurs interviews et d'expliquer pourquoi l'humour était aussi important dans ses œuvres. "C'est une manière de communiquer ma peur, qui masque ma timidité.  J’aime le côté absurde de la vie, lorsqu’une situation comique s’apprête à dégénérer", avait-il déclaré lors d'un entretien accordé à Paris Match.

Il avait également expliqué d'où lui venait cette imagination débordante. "Le travail est connecté à la commande. Si je ne reçois pas de coup de fil d’une galerie, d’un musée, d’une fondation pour exposer, rien ne vient. Je ne produis pas en avance, je ne possède pas d’atelier. L’espace, le moment conditionnent mon état d’esprit.

 

Un vigile est désormais posté à l’extérieur afin d’assurer la protection de cet œuvre.


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