Elie Simoun, mieux vaut en rire

Elie Simoun, mieux vaut en rire

Publié le 31/01/2020 à 11:29 - Mise à jour à 17:59
VALERY HACHE / AFP
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Auteur(s): France-Soir

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Ducobu fait sa rentrée sur les écrans le 5 février, et avec lui un nouveau réalisateur: Elie Semoun, qui continue également d’incarner l’instituteur Latouche. Avec sa sensibilité et son humour à fleur de peau.
 
 A 57 ans, Elie Semoun est donc passé derrière la caméra pour la première fois de sa carrière en réalisant Ducobu 3. Il en sourit, bien sûr: «Je me suis rendu compte qu’acteur est un métier de fainéant. Je ne pensais pas que le réalisateur bossait autant», raconte-t-il à LCI. 
 
 
L’humour et l’émotion
 
Elie Semoun a de toute manière pris le parti de sourire en toutes circonstances, quand il ne peut pas rire et faire rire, y compris des épisodes les plus dramatiques. Son papa, Paul, 87 ans, qui a élevé seul ses enfants depuis le décès de son épouse alors qu’Elie n’avait que 11 ans, est atteint de la maladie d’Alzheimer. 
 
Elie Semoun témoigne, filme, publie sur Instagram des moments du quotidien, et commente: «Mon papa sombre petit à petit, cette réalité peut être drôle et dramatique, mais c’est une réalité. Pour le moment c’est plus émouvant que grave». L’artiste réalise un documentaire sur la maladie et l’a intégrée dans son dernier spectacle,  Elie Semoun et ses monstres.
 
Car l’humour du comédien est indissociable de l’émotion et de sa sensibilité, et c’est sans doute ce qui fait la particularité – et le talent – d’Elie Semoun. Bien sûr, cela n’a pas tout de suite sauté aux yeux des fans du duo Elie et Dieudonné, dans les années 90, ou des Petites annonces d’Elie, qui ont assis la notoriété de l’artiste en tant qu’humoriste. 
 
Dédramatiser la vie 
 
Ce fut plus évident quand Elie Semoun s’est fait chanteur, sortant dès 2003 un premier album influencé par la bossa nova, «Chansons», puis un second, «Sur le fil», en 2007. Quand il s’est mis, aussi, à collaborer avec Muriel Robin pour l’écriture de ses spectacles, dont Tranches de vie, son quatrième one-man-show, dans lequel il aborde des sujets graves comme les accidents de voiture. 
 
Dédramatiser le quotidien apparaît comme un leitmotiv pour Elie Semoun, rire de lui-même aussi en se présentant en permanence comme un «looser», à l’image d’un personnage qui lui colle désormais à la peau, l’instituteur Latouche. 
 
Dans cette saga Ducobu, il retrouve les bancs d’école qui ont été si importants pour lui au moment du décès de sa mère, sur lesquels il se plaisait tant à jouer les idiots pour faire rire ses camarades. A vrai dire cette période où le rire est tout simplement devenu vital pour Elie Semoun.
 

Auteur(s): France-Soir


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Elie Semoun est passé derrière la caméra pour Ducobu 3

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