Qui était Jeanne Barret, née il y a 280 ans ?

Qui était Jeanne Barret, née il y a 280 ans ?

Publié le 27/07/2020 à 11:34 - Mise à jour à 11:51
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Auteur(s): FranceSoir

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Le Google Doodle de ce 27 juillet est l’occasion d’une petite leçon d’histoire. Pour ceux qui l’ignorent, Jeanne Barret est la première femme à avoir fait le tour du monde. 
 
Cocorico ! Jeanne Barret, dont on célèbre le 280e anniversaire de la naissance, était française, et plus précisément bourguignonne. Peu prédestinée, donc, à voyager sur toutes les mers du globe. 
 
La vie de Jeanne Barret fait l’objet, aujourd’hui encore, de bon nombre d’interrogations. Elle a nourri l’imagination d’écrivains, inspirant notamment le roman en deux tomes « La Bougainvillée » de Fanny Deschamps. 
 
Orpheline engagée à 22 ans par un médecin et botaniste, Philibert Commerson, Jeanne Barret entreprend l’étude de la flore. Tombé amoureux, le couple a un enfant sans être marié, qui décédera en bas âge. 
Cette situation les oblige à déménager à Paris, où ils fréquentent les plus grands scientifiques.
 
Travestie en homme
 
Quand en 1767 son compagnon est approché par l’explorateur Louis-Antoine de Bougainville pour un voyage autour du monde afin de collecter les flores locales, Jeanne Barret entend bien l’accompagner. Problème, à cette époque, la présence des femmes est strictement interdite sur les navires de la Marine nationale.
 
Jeanne se coupe les cheveux, se bande la poitrine et endosse des vêtements larges : elle se travestit en homme et se fait appeler Jean. Elle monte à bord de « L’Etoile » en tant que valet que Philibert Commerson. 
Le couple va collecter des milliers d’espèces de plantes avant que la supercherie soit découverte, à Tahiti, quasiment un an après le départ du bateau de Rochefort. Les locaux auraient d’emblée identifié l’aventurière comme une femme.
 
Années mauriciennes
 
Le couple est contraint de débarquer à l’île Maurice, où il s’installe pour poursuivre ses recherches et où Philibert Commerson décède cinq ans plus tard. 
 
Jeanne Barret ne rentre en France qu’en 1775 (à priori), après avoir épousé un officier de marine français du Périgord, Jean Dubernat. Elle ne le fait pas les mains vides puisqu’elle a expédié des dizaines de caisses contenant plus de 5000 espèces végétales, dont 3000 sont alors inconnues des scientifiques français. 
 
Cela lui vaudra d’être reconnue « femme extraordinaire » par le roi Louis XVI qui lui accorde une pension. 
 
Décédée en 1807, Jeanne Barret est inhumée dans le village de Saint-Antoine-de-Breuilh, en Dordogne. Si vous passez cet été par le Périgord, vous pouvez toujours visiter sa tombe. 
 

Auteur(s): FranceSoir


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