Anniversaire – Gérard Depardieu a 70 ans: ses 10 rôles les plus marquants (diaporama)

Anniversaire – Gérard Depardieu a 70 ans: ses 10 rôles les plus marquants (diaporama)

Publié le :

Mercredi 26 Décembre 2018 - 17:38

Mise à jour :

Jeudi 27 Décembre 2018 - 12:15
© LOIC VENANCE / AFP/Archives
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Jean-Michel Comte

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Né le 27 décembre 1948, Gérard Depardieu a 70 ans. Parmi les quelque 200 films dans lesquels il est apparu, "FranceSoir" en a retenu 10, les plus marquants.

"Je suis un effet spécial à moi tout seul", a-t-il déclaré un jour. Gérard Depardieu, qui fête ses 70 ans ce jeudi 27 décembre, est peut-être le plus grand acteur de l'histoire du cinéma français, à la carrière hors norme.

C'est le plus monstrueux, en tout cas. Il a joué dans plus de 200 films depuis ses débuts dans les années 70, et a interprété des rôles très variés, du sentimental à l'historique, du comique au tragique, de l'intimiste au démesuré. Il est, de loin, le recordman des nominations aux César: 17. Mais il n'a remporté le trophée que 2 fois.

Dans cette immense filmographie, FranceSoir a sélectionné 10 de ses rôles les plus marquants, présentés ici par ordre chronologique:

> Les valseuses (1974), de Bertrand Blier, avec aussi Patrick Dewaere, Miou-Miou, Jeanne Moreau. Après une quinzaine de rôles mineurs, c'est le film qui le révèle au grand public. Un film aux dialogues crus et au scénario osé, histoire de deux voyous plus ou moins sympathiques livrés à eux-mêmes.

> 1900 (1976), de Bernardo Bertolucci, avec aussi Robert De Niro, Dominique Sanda, Donald Sutherland. Libéré des rôles de voyou, il tourne son premier film étranger dans cette fresque historique où, à 27 ans, il partage l'affiche avec Robert De Niro, 32 ans. Il y joue un paysan pauvre italien qui se révolte contre son statut social et se bat contre les fascistes.

> Le dernier métro (1980), de François Truffaut, avec aussi Catherine Deneuve, Jean Poiret, Andréa Ferréol. L'un des sommets de sa carrière, à 31 ans. Dans le Paris de l'Occupation, son rôle de jeune acteur de théâtre amoureux de sa partenaire (Catherine Deneuve), épouse du propriétaire juif du théâtre qui se cache dans les coulisses, lui vaudra son premier César de meilleur acteur (le film en totalisera 10).

> Les compères (1983), de Francis Veber, avec aussi Pierre Richard, Anny Duperey, Michel Aumont. Explorant tous les genres, Depardieu goûte à l'humour et la comédie dans les années 80: après Inspecteur la bavure de Claude Zidi avec Coluche (1980), il forme à trois reprises un duo comique avec Pierre Richard, sous la direction de Francis Veber, dans La chèvre (1981), Les compères (1983, où tous les deux recherchent un ado qu'ils croient être leur fils –voir ci-dessous la bande-annonce) et Les fugitifs (1986).

> Danton (1983), d'Andrzej Wajda, avec aussi Wojciech Pszoniak, Anne Alvaro, Roland Blanche. C'est l'un de ses grands rôles historiques, dans lequel le personnage de Danton lui permet de donner toute sa démesure et son talent de tribun. Réalisé par le Polonais Andrzej Wajda, le film est tiré d'une pièce de théâtre.

> Jean de Florette (1986), de Claude Berri, avec aussi Yves Montand, Daniel Auteuil, Elisabeth Depardieu. Il joue Jean de Florette, un ancien percepteur, bossu, qui hérite d'une ferme en Provence et s'y installe avec sa femme (Elisabeth Depardieu) mais subit l'hostilité du Papet (Yves Montand) et d'Ugolin (Daniel Auteuil). Claude Berri tournera un second volet (Manon des sources) à cette adaptation du roman de Marcel Pagnol.

> Sous le soleil de Satan (1987), de Maurice Pialat, avec aussi Sandrine Bonnaire, Alain Artur, Yann Dedet. Un rôle sombre et difficile, celui de l'abbé Donissan qui résiste à une incarnation du Diable dans un village du nord de la France. Tiré du roman de Georges Bernanos, le film de Maurice Pialat (avec lequel Depardieu avait tourné Police deux ans auparavant), remporte la Palme d'or au Festival de Cannes, sous les huées d'une partie du public et des critiques.

> Cyrano de Bergerac (1990), de Jean-Paul Rappeneau, avec aussi Anne Brochet, Vincent Perez, Jacques Weber. Le sommet de la carrière de Depardieu, sans doute. Il y interprète le célèbre Cyrano d'Edmond Rostand et son jeu, qui utilise toutes les nuances sentimentales, lui vaut son second César (le film en aura 10, comme Le dernier métro), le Prix d'interprétation à Cannes et une nomination pour l'Oscar du meilleur acteur (voir ici la bande-annonce du film).

> Astérix et Obélix contre César (1999), de Claude Zidi, avec aussi Christian Clavier, Roberto Benigni, Michel Galabru. Il inaugure une série d'adaptations de la célèbre BD avec des personnages en prises de vue réelles. Il est tout naturellement Obélix, aux côtés d'un Astérix joué par Christian Clavier. Il en tournera trois autres (2002, 2008, 2012) avec comme partenaires successivement Christian Clavier, Clovis Cornillac et Edouard Baer.

> Quand j'étais chanteur (2006), de Xavier Giannoli, avec aussi Cécile de France, Christine Citti, Mathieu Amalric. C'est l'un des films dans lequel sa sensibilité, son romantisme enfoui, la délicatesse de son personnage sous son aspect bourru, sont les plus symptomatiques de la palette d'acteur de Depardieu, qui peut tout jouer. Ici, un chanteur de bal de Clermont-Ferrand, sur le retour, qui tombe amoureux d'une jeune mère célibataire jouée par Cécile de France.

(Voir ci-dessous un diaporama sur ces 10 films de Gérard Depardieu):

Gérard Depardieu à Cannes en mai 2015.


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