"Encore heureux": Edouard Baer et Sandrine Kiberlain s'amusent (VIDEO)

Comédie débridée

"Encore heureux": Edouard Baer et Sandrine Kiberlain s'amusent (VIDEO)

Publié le :

Mercredi 20 Janvier 2016 - 11:50

Mise à jour :

Mercredi 27 Janvier 2016 - 13:26
Sandrine Kiberlain vole la vedette à Edouard Baer dans "Encore heureux", comédie sur un couple et leurs deux enfants qui trouvent des combines pour joindre les deux bouts.
©Pascal Chantier/Edi Films/EuropaCorp
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Jean-Michel Comte

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Edouard Baer et Sandrine Kiberlain s'amusent comme des petits fous à coups de dialogues claquants et de disputes sans méchanceté dans Encore heureux, comédie débridée et gentiment amorale de Benoît Graffin (ce mercredi 27 sur les écrans).

Sam (Edouard Baer), cadre supérieur au chômage depuis deux ans, sa femme Marie (Sandrine Kiberlain), vendeuse dans un magasin de chaussures, et leurs deux jeunes enfants vivent dans un studio et se débrouillent comme ils peuvent pour joindre les deux bouts. Sam passe le plus clair de son temps à lire sous la petite tente de son fils ou à essayer de vendre sur Internet des objets récupérés ça et là. Marie imagine des combines avec ses enfants pour ne pas payer ses achats à la caisse quand elle fait les courses et gagne le peu d'argent du ménage.

Elle est un peu lasse de l'insouciance et du manque de volonté de son mari, en a assez de tout porter sur ses épaules, se demande si elle va céder aux avances d'un bel inconnu (Benjamin Biolay)... Et puis, un jour, survient un événement qui va tout changer: une vieille locataire de l'immeuble, chez qui sa fille prenait des leçons de piano, meurt d'un seul coup en présence de la gamine. "C'était une vieille salope, raciste, antisémite, homophobe...": Sam et Marie décident de cacher la mort de la vieille dame et de lui voler une partie de ses biens, en espérant que cela passera inaperçu...

"Quand Sam, Marie et les enfants décident de voler à sa mort une vieille voisine très riche mais pas du tout sympathique et sans héritiers, on est avec eux! Pourquoi n’y auraient-ils pas droit? Ça ne fait de mal à personne, il n’y a pas de victime: cet argent ira dans les poches de l’Etat...", explique le réalisateur, dont c'est le troisième film après Le New-Yorker en 1998 et Café de la plage en 2001.

Il fait dire à l'un de ses personnages, la mère de Marie (interprétée par Bulle Ogier), que "l'honnêteté, c'est un concept inventé par les riches pour que les pauvres ferment leur gueule". Les dialogues sont signés Nicolas Bedos, on se moque de François Hollande, des riches forcément "sarkozystes", du "maire de Levallois-Perret": le ton est politiquement correct à défaut d'être moral puisqu'ici l'argent peut tout arranger et que voler une morte semble accepté par tout le monde.

L'humour connaît des hauts et des bas tout au long du film, et Sandrine Kiberlain est aussi dynamique et drôle qu'Edouard Baer est agaçant et conventionnel. Le réalisateur, scénariste de nombreux films ces dernières années (Hors de prix, La fille de Monaco, De vrais mensonges), a visiblement soigné ce personnage féminin qui évite que le film parte dans tous les sens.

"Le personnage de Sandrine ressemble beaucoup à ma propre femme, Pauline Duhault, qui a produit le film", explique-t-il. "Elle en a le franc parler, l’énergie, la folie, et évidemment pour moi, la beauté... (...). Je voulais dresser le portrait, admiratif, enthousiaste, d’une femme d’aujourd’hui. Je les trouve tellement multicartes, capables d’être des mères, des amantes mais aussi en demande d’attention, de fantaisie, de folie".

(Voir ci-dessous la bande-annonce du film):

 

Edouard Baer et Sandrine Kiberlain, couple débrouillard.

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