Festival de Cannes: la journée de dimanche 24 en images (DIAPORAMA)

Aux marches du Palais

Festival de Cannes: la journée de dimanche 24 en images (DIAPORAMA)

Publié le :

Dimanche 24 Mai 2015 - 23:27

Mise à jour :

Dimanche 24 Mai 2015 - 23:36
Le cinéma français a fait un vrai festival cette année à Cannes en raflant les trois prix les plus importants du palmarès. Il faut dire que les films français étaient venus en force (cinq) en compétition sur la Croisette.
©Thibault Camus/AP/Sipa
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Les festivaliers et journalistes, à peu près aussi habiles à deviner le nom d'une Palme d'or que les instituts de sondage à prédire le score d'une élection, ont encore une fois échoué dans leurs prévisions pour le 68e Festival de Cannes: Dheepan, le film du Français Jacques Audiard, était donné comme candidat probable au palmarès, mais bien peu (FranceSoir pas plus que les autres) lui prédisaient la récompense suprême.

Les pronostics tournaient plutôt autour de six noms: Carol de l'Américain Todd Haynes, les films italiens Youth de Paolo Sorrentino et Mia Madre de Nanni Moretti, The Assassin du Taïwanais Hou Hsiao-Hsien, et à un degré moindre Le fils de Saul du Hongrois Laszlo Nemes et The Lobster du Grec Yorgos Lanthimos.

Là, les pronostics ont été bons puisque tous se retrouvent au palmarès, à une place ou à une autre. Sauf les deux films italiens: avec trois concurrents en compétition, le cinéma italien était venu en force cette année, et est reparti bredouille.

A l'inverse, le cinéma français, encore plus présent avec cinq candidats en compétition (un record), a réalisé un triplé cette année: outre la Palme d'or pour Dheepan, les prix d'interprétation sont revenus à un acteur et une actrice français qui, eux, étaient également cités dans les favoris: Vincent Lindon dans La loi du marché (de Stéphane Brizé), et Emmanuelle Bercot dans Mon roi (de Maïwenn), qui partage son prix avec l'Américaine Rooney Mara dans Carol (de Todd Haynes).

C'est la conclusion un peu logique d'un Festival où la présence hexagonale était massive puisque les deux films d'ouverture et de clôture, hors-compétition, étaient aussi français (La tête haute, d'Emmanuelle Bercot, distinguée donc aussi comme actrice; et La glace et le ciel, de Luc Jacquet) et puisqu'Agnès Varda a reçu une Palme d'or pour l'ensemble de sa carrière. "Que c'est beau!", s'est-elle exclamée, émue, en pensant à son défunt mari, Jacques Demy, qui avait reçu une "vraie" Palme en 1964 pour Les parapluies de Cherbourg.

 

Laetitia Casta à la montée des marches de la cérémonie de clôture, dimanche 24 à Cannes.

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