"Le roi Arthur": Excalibur, l'épée star (vidéo)

À deux mains, si vous le voulez bien

"Le roi Arthur": Excalibur, l'épée star (vidéo)

Publié le :

Lundi 15 Mai 2017 - 17:01

Mise à jour :

Mardi 16 Mai 2017 - 20:51
Le réalisateur britannique Guy Ritchie donne une nouvelle version de la légende d'Excalibur et des chevaliers de la Table ronde dans "Le roi Arthur", qui sort ce mercredi. Le rôle principal y est tenu par un acteur peu connu, Charlie Hunnam.
©Warner Bros.
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Auteur : Jean-Michel Comte

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La vraie star, c'est elle. Dans le film Le roi Arthur (ce mercredi 17 sur les écrans français), c'est l'épée Excalibur qui fait tout, protégeant les gentils, détruisant les méchants et perpétuant la légende.

Le Britannique Guy Ritchie, ex-mari de Madonna et réalisateur en 2009 et 2011 des deux Sherlock Holmes avec Jude Law et Robert Downey Jr, donne ici sa version d'une des légendes aux origines historiques incertaines et maintes fois adaptée au cinéma: des Chevaliers de la Table ronde de Richard Thorpe (1953, avec Robert Taylor, Ava Gardner et Mel Ferrer) au Roi Arthur d'Antoine Fuqua (2004, avec Clive Owen dans le rôle d'Arthur), en passant par Excalibur de John Boorman (1981) ou le dessin animé des studios Disney Merlin l'enchanteur (1964).

On est au début du Moyen Âge. Dans le royaume du gentil roi Uther Pendragon (Eric Bana) installé au château de Camelot, les hommes et les mages vivent en paix. Jusqu'au jour où le méchant frère du roi, Vortigern (Jude Law), s'allie au mage maléfique Mordred et, après avoir assassiné son frère, prend le pouvoir et fait régner la terreur.

Le roi Uther, avant de mourir, a juste eu le temps de faire fuir son jeune fils Arthur sur une minuscule barque, tel Moïse. Le gamin débarque à la grande ville Londinium, où il va être élevé dans un bordel et apprendre dans la rue les rudesses de l'existence. Pendant toutes ces années d'enfance et d'adolescence, il côtoie des membres de la résistance au régime du tyran Vortigern, sans vraiment s'engager.

Un jour, un reflux géant de la marée fait apparaître près de Camelot une grande épée plantée dans un rocher, que personne ne peut dégager. Vortigern fait alors défiler tous les hommes adultes du royaume pour voir si l'un d'eux en est capable. Quand vient son tour, Arthur prend le glaive et le dégage de la pierre. C'est le début des ennuis pour lui qui ne demandait rien, lui qui ignorait tout de ses origines, lui qui ne veut surtout pas être roi à la place de son oncle et se retrouve avec Excalibur entre les mains…

"Cet Arthur-là n’a pas soif d'ambition –le destin se charge de le rendre ambitieux malgré lui–, et il ne cesse jamais de se battre contre ce destin, et contre presque tous ceux qu’il rencontre", explique le réalisateur Guy Ritchie, qui adapte avec rythme, fureur et modernité cette histoire du roi Arthur, dans un style qui fait penser à un Seigneur des anneaux sur-vitaminé pour console de jeu vidéo.

Il y a une bande-son tonitruante, des ralentis et des arrêts sur image, des retours en arrière, des combats individuels et des scènes de bataille collective, des effets spéciaux dans presque chaque scène, des séquences entre films de superhéros et grand-guignol, des flèches, des explosions, des pièges et des guet-apens, des égorgements, des loups, des rats géants, "des éléphants plus larges qu’un stade de foot et des serpents aussi imposants qu'une rame de métro", comme le souligne le scénariste et producteur Joby Harold.

Il y a un peu d'humour, sans excès. C'est l'interprète d'Arthur, l'acteur anglais Charlie Hunnam, 37 ans, quasi inconnu du grand public, qui s'en charge. Il est comme le film: musclé. Dans le dossier de presse du film on apprend qu'il a pris près de 10 kilos de muscle pour le rôle. Son physique et le caractère dynamique de son personnage lui donnent parfois des allures de Gérard Depardieu jeune, mais il n'est pas mal non plus quand il s'interroge sur son destin, sur la responsabilité qu'il porte sur ses épaules, et sur les pouvoirs magiques de cette épée Excalibur chaque fois que, tel un Rafael Nadal effectuant un revers, il la prend à deux mains.

Dans le rôle du méchant, Jude Law est beaucoup moins sobre et en fait un peu des tonnes, et Eric Bana n'a finalement qu'un petit rôle. Et puis les spectateurs qui ouvriront l'œil ne manqueront pas, dans la deuxième moitié du film, d'apercevoir l'ex-footballeur David Beckham dans une brève apparition, le visage défiguré et le nez cassé, dans un rôle du côté des méchants.

(Voir ci-dessous la bande-annonce du film):

Auteur : Jean-Michel Comte

Charlie Hunnam interprète un roi Arthur musclé.

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