"L'Envolée": regard sensible sur l'adolescence (vidéo)

"L'Envolée": regard sensible sur l'adolescence (vidéo)

Publié le 07/07/2020 à 15:04
©Arizona Films
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Auteur(s): FranceSoir

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SORTIE CINÉ – C'est un regard sensible sur l'adolescence que propose la jeune réalisatrice écossaise Eva Riley dans son premier film L'Envolée, à travers l'histoire d'une jeune fille qui voit débarquer dans sa vie un demi-frère inconnu. Le film sort ce mercredi 8 juillet sur les écrans français.

Leigh, 14 ans, vit dans la banlieue de Brighton avec un père souvent absent. Sa mère est morte quelques années auparavant et elle met toute son énergie dans les entraînements de son club de gymnastique, rares moments d'oublier sa solitude malgré les jalousies de ses copines. Elle est douée et prépare sa première compétition, choyée par sa prof qui connaît ses qualités.

Arrivée imprévue d'un demi-frère

Sa vie est bouleversée le jour où débarque à l'improviste Joe, un demi-frère un peu plus âgé qu'elle, dont elle ignorait l'existence et dont son père ne lui avait jamais parlé. Au début les rapports sont tendus entre les deux ados, mais peu à peu ils s'apprivoisent et deviennent complices.

C'est l'occasion, pour Leigh, de s'émanciper et d'apporter un peu de changement dans son existence, de vivre des sensations inconnues. Elle se joint à la bande de petits voyous que fréquente Joe, voleurs de motos pas très méchants mais dont son demi-frère, gentil et attentionné sous ses airs de faux dur, veut la protéger…

"Je voulais faire un film qui puise dans l’énergie de la jeunesse. Les nouvelles expériences, les incertitudes et la ténacité de l’adolescence sont les idées et les émotions qui ont guidé mon envie de premier long-métrage", explique la réalisatrice Eva Riley, 34 ans, qui a fait appel à deux adolescents non professionnels dont ce sont les débuts à l'écran: Frankie Box (Leigh), qu'elle a trouvée dans un club de gym, et Alfie Deegan (Joe), qui faisait un stage de menuiserie.

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Dans cette histoire d'émancipation et de rencontre entre deux ados, il y a une petite dose de suspense: entre rivalités avec ses copines gymnastes, découverte du monde des petits malfaiteurs, rapports parfois difficiles avec son demi-frère et manque d'intérêt de son père, on ne sait pas si Leigh va basculer du mauvais côté.

Mais malgré le contexte (recomposition familiale difficile, soucis financiers, petite délinquance), ce n'est pas un film social à la Ken Loach ou à la Mike Leigh, l'histoire et la réalisation ont moins de force. C'est un portrait d'adolescente simple et délicat, qui ne se la joue pas film d'auteur intello avec fin tragique sur fond de misère sociale.

Une ville de Brighton moins sombre que d'habitude

Symbole de cette vision optimiste des choses: Brighton, ville de la côte sud-est de l'Angleterre où vit la réalisatrice, est filmée de manière très différente de ce que ce qu'on a  l’habitude de voir dans le cinéma anglais. Grands logements sociaux gris, pluie constante et rues tristes laissent ici la place à des paysages ouverts, ensoleillés, colorés et lumineux, en harmonie avec l'énergie des deux personnages.

"Oui, j’ai toujours voulu que L’Envolée soit ensoleillé, énergique et coloré, malgré la difficulté du sujet", confirme la réalisatrice. "L’adolescence est une période folle durant laquelle on vit chaque expérience à fond. J’ai exprimé cette intensité à travers mes personnages".

Auteur(s): FranceSoir


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Avec l'arrivée de son demi-frère Joe (Alfie Deegan), la jeune Leigh (Frankie Box) va se libérer.

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