"Les étoiles restantes": tranches de vie douces-amères (vidéo)

"Les étoiles restantes": tranches de vie douces-amères (vidéo)

Publié le :

Mardi 06 Mars 2018 - 07:13

Mise à jour :

Mercredi 07 Mars 2018 - 15:30
Premier long métrage du jeune réalisateur Loïc Paillard, le film "Les étoiles restantes', qui sort ce mercredi, raconte comment un trentenaire un peu paumé essaye de donner du relief à son existence et rencontre une jeune fille dynamique et pas banale.
©Filmarium Distribution
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Jean-Michel Comte

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L'amour vient parfois quand on ne l'attend pas ou quand on ne court pas après: c'est l'un des enseignements d'un petit film français sympathique, Les étoiles restantes, succession de tranches de vie douces-amères qui sort ce mercredi 7 sur les écrans.

Alexandre, trentenaire un peu paumé, perfectionniste et romantique, sort d'un chagrin d'amour et a du mal à s'en remettre. Il téléphone à son ex en pleine nuit et regarde des photos d'elle sur Facebook. Il est bardé de diplômes mais est sans emploi.

Loris, son colocataire, n'est pas non plus débordé de travail. Il essaye de publier un livre intitulé Méthode universelle pour réussir sa vie et, en attendant, médite en faisant du yoga, joue de la guitare, fait brûler des bougies dans sa chambre et fait la connaissance de leur voisine du dessous aussi décalée que lui: elle "vend des nuages"…

Pour Alexandre, l'existence est morne. D'autant que son père, atteint d'un cancer, lui annonce qu'il a décidé d'arrêter la chimiothérapie pour mieux profiter de la vie. Mais Alexandre décide de se reprendre en main et passe des entretiens d'embauche. Et surtout, il fait la connaissance, à la supérette en bas de chez lui, de Manon, une jeune fille un peu caustique, dynamique et pas banale…

Après cinq courts métrages depuis 2011, c'est le premier long métrage de Loïc Paillard, âgé d'une trentaine d'années comme le personnage principal du film et qui a mis pas mal d'éléments personnels dans cette histoire, notamment la maladie de son propre père il y a une dizaine d'années. Le film est donc, entre autres, une belle histoire de relation entre un père et son fils, avec des moments d'émotion. "Je ne voulais pas que Les étoiles restantes soit un film triste mais, sans négliger cette tristesse, qu’il soit porté par des émotions", dit le réalisateur.

Ce n'est pas un film triste, on y évoque aussi la nécessité de communiquer ou les bienfaits de soigner les gens physiquement et mentalement, il y a beaucoup de moment drôles ou décalés, c'est parfois léger et décousu. Le film manque de rythme et a plein de défauts mais aussi plein de charme, comme les deux personnages principaux qui cèdent parfois aux mots d'auteur: "Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre", dit Alexandre en citant Victor Hugo. "J'ai arrêté de chercher le bonheur, la vie vaut mieux que ça", dit Manon en citant son ex.

A part Jean Fornerod qui joue le père, les acteurs sont jeunes et peu connus et apportent cette fraîcheur et cette insolence qui rendent le film attachant, notamment les interprètes d'Alexandre et Manon: Benoît Chauvin, Droopy chaleureux au petit air de Mathieu Amalric timide, et Camille Claris, mix acidulé de Sara Forestier et de Penélope Cruz.

Benoît Chauvin et Camille Claris sont les deux jeunes principaux acteurs du film.


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